• [^] # Re: Pluzun

    Posté par . En réponse au journal Le domaine public et ses ennemis. Évalué à 10.

    Répondre à vos billets est totalement impossible (lire ce billet sur le blog S.I.Lex fut assez long, avec tout les pointeurs), mais je tente un questionnement :

    Ne risque t on pas d'assister à une généralisation de la politique de l'excuse si on assistait à une généralisation de la désobéissance ? La politique de l'excuse est le moyen de discréditer/faire_taire/faire_arrêter quelqu'un, personne physique ou morale, lorsqu'il a enfreint délibérément une loi.

    Nous assistons déjà aux discrédits massifs de personnalité pour un seul fait. Aussi grave soit le fait, cela ne devrait pas remettre en cause la qualité du travail / de la réflexion, bref des actes précédents. Les médias télévisés en font souvent le relais, par un choix rédactionnel basé sur le sensationnalisme, ils jettent facilement un discrédit majeur et quasi permanent pour un fait bien précis.

    La politique de l'excuse est une arme redoutable, parfois utilisée à des fins légitimes. Lorsque par exemple la police arrête un homme pour trafic lorsqu'il n'a pu être arrêter pour d'autres faits, connus mais non prouvables. Ok. Mais il s'agit d'un périmètre bien défini. Or, on assiste clairement à une extension du domaine. Que l'on peut résumer en une phrase "il a dit ça un jour une fois, il n'est pas fiable".

    Ne sommes nous pas en train d'assister à une généralisation de l'illégalité ? Cet exemple n'est il pas un exemple de plus de la judiciarisation totale de la vie, sous l'angle non pas du droit mais uniquement du devoir. À terme, il sera facile de faire arrêter, ou faire taire, quelqu'un : tout le monde sera dans l'illégalité sur un ou plusieurs points, et sera une cible facile pour un discrédit général, si besoin.

    bon, j'vais m'coucher