En résumé, le "chèque truc" est un palliatif au fait que les gens ne gagnent plus suffisamment leur vie. Au lieu d'augmenter leur salaire, on leur file un espèce de ticket de rationnement.
Deuxièmement, parce que ça implique un contrôle de ce qui est subventionné et de ce qui ne l'est pas. Avec un chèque spectacle, prélevé de façon forcée sur mon budget culturel, je ne peux pas donner quelque chose au SDF ou au groupe de SDF qui joue dans la rue en dehors de tout cadre réglementaire. Je ne peux pas encourager un artiste dans un cabaret si celui-ci n'a pas rempli le formulaire de "demande de subventionnabilité", auquel il sera de bon ton d'adjoindre une copie de la déclaration d'inscription à la SACEM, par exemple. Ça peut rendre compliquée la comptabilité d'un bar qui invite des artistes émergents et espère pouvoir les payer en augmentant temporairement le prix de ses consommations.
Les chèques restaurants me posent le même problème, je ne peux pas acheter des produits frais locaux au marché avec. Par contre de la merde industrielle en supermarché, c'est permis.
Et ça me dérange cette dépossession de la souveraineté financière de l'individu, cette rigidification des échanges monétaires (alors qu'on va vers toujours plus de fluidité pour le capitalisme international). Pousser dans cette direction, c'est se diriger vers une société où l'individu ne reçoit plus d'argent, mais des tickets de rationnement (oui, pardon, des "chèques machin") qui déterminent la part de chacun de ses postes de dépense, et la liste des marchands et services auprès de qui il peut dépenser son argent.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.
[^] # Re: redistribution ?
Posté par Grunt . En réponse à la dépêche Conférence Hadopi Versus Licence Globale : quels enjeux ?. Évalué à 10.
C'est très positif dans l'idée, ça existe déjà pour les jeunes sous différentes formes (le "chèque culture" par exemple).
Mais, globalement, je trouve ça assez dangereux cette tendance à subventionner un secteur économique précis.
Premièrement, pour les raisons évoquées dans cet article:
http://eco.rue89.com/2011/08/23/cheque-resto-cheque-education-les-cheques-de-la-honte-218850
En résumé, le "chèque truc" est un palliatif au fait que les gens ne gagnent plus suffisamment leur vie. Au lieu d'augmenter leur salaire, on leur file un espèce de ticket de rationnement.
Deuxièmement, parce que ça implique un contrôle de ce qui est subventionné et de ce qui ne l'est pas. Avec un chèque spectacle, prélevé de façon forcée sur mon budget culturel, je ne peux pas donner quelque chose au SDF ou au groupe de SDF qui joue dans la rue en dehors de tout cadre réglementaire. Je ne peux pas encourager un artiste dans un cabaret si celui-ci n'a pas rempli le formulaire de "demande de subventionnabilité", auquel il sera de bon ton d'adjoindre une copie de la déclaration d'inscription à la SACEM, par exemple. Ça peut rendre compliquée la comptabilité d'un bar qui invite des artistes émergents et espère pouvoir les payer en augmentant temporairement le prix de ses consommations.
Les chèques restaurants me posent le même problème, je ne peux pas acheter des produits frais locaux au marché avec. Par contre de la merde industrielle en supermarché, c'est permis.
Et ça me dérange cette dépossession de la souveraineté financière de l'individu, cette rigidification des échanges monétaires (alors qu'on va vers toujours plus de fluidité pour le capitalisme international). Pousser dans cette direction, c'est se diriger vers une société où l'individu ne reçoit plus d'argent, mais des tickets de rationnement (oui, pardon, des "chèques machin") qui déterminent la part de chacun de ses postes de dépense, et la liste des marchands et services auprès de qui il peut dépenser son argent.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.