Avec un tel titre n'a-t-on pas l'impression d'une alternative entre Charybde et Scylla ? Heureusement que le texte précise :
« Technopol soutient toutes les alternatives à la répression [...] »
malencontreusement tempéré par :
« [...] et les nouveaux mode des financement de la création. »
qui semble annoncer un parti pris pour l'ingérence des puissants dans les esprits.
Ne pourrait-on pas simplement laisser la culture se libérer des appareils d'états ? Ne faut-il pas être naïfs pour croire que la culture mourrait si ses modes de financement actuels disparaissait ? N'y a-t-il donc pas un peu partout des musées qui témoignent des développements culturels de civilisations fort différentes de la notre ?
Il me semble que de tous temps l'objectif réel des financiers de la culture, et clairement dévoilée dans des expressions comme « [vendre à] coca-cola du temps de cerveau disponible» ou « PANEMETCIRCENSES ». Et sans prétendre être un expert ou même quelqu'un de cultivé et d'informé, mon impression tenace est que tous ces systèmes centralisés et massifs de financement de la culture/divertissement sont franchement pervers.
D'aucuns affirmeront que sans eux le patrimoine de l'humanité se verrait assurément amputé de l'ineffable Transformers XIX, ou de l'inouï star academy XXIV, ou encore du divin un homme et son chien. Certes ! Mais qui sait à quoi nous aurions eu droit à la place ?
Pour ne pas paraître trop extrémiste, je précise que : D'une part ce qui me chagrine c'est que nécessairement le financement centralisés favorisent les grands au dépends des petits, les détournements au dépend de l'efficacité ; par exemple on paye un supplément (symbolique) pour avoir le droit de faire nos photos ou d'enregistrer nos œuvres afin de le donner à de grosses sociétés. Et d'autre part la culture me semble devoir reposer essentiellement sur ce qui se trouve dans la tête des vivants ; ainsi pour moi l'activité sensée de l'état en matière de culture devrait plus être dans la libération/diffusion des œuvres (bibliothèques, ...) et la formation du quidam (conservatoires, ...) que dans la sélection artistique (« vous en reprendriez bien encore un peu ...).
# Affligeant
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Conférence Hadopi Versus Licence Globale : quels enjeux ?. Évalué à 10.
Avec un tel titre n'a-t-on pas l'impression d'une alternative entre Charybde et Scylla ? Heureusement que le texte précise :
malencontreusement tempéré par :
qui semble annoncer un parti pris pour l'ingérence des puissants dans les esprits.
Ne pourrait-on pas simplement laisser la culture se libérer des appareils d'états ? Ne faut-il pas être naïfs pour croire que la culture mourrait si ses modes de financement actuels disparaissait ? N'y a-t-il donc pas un peu partout des musées qui témoignent des développements culturels de civilisations fort différentes de la notre ?
Il me semble que de tous temps l'objectif réel des financiers de la culture, et clairement dévoilée dans des expressions comme « [vendre à] coca-cola du temps de cerveau disponible» ou « PANEMETCIRCENSES ». Et sans prétendre être un expert ou même quelqu'un de cultivé et d'informé, mon impression tenace est que tous ces systèmes centralisés et massifs de financement de la culture/divertissement sont franchement pervers.
D'aucuns affirmeront que sans eux le patrimoine de l'humanité se verrait assurément amputé de l'ineffable Transformers XIX, ou de l'inouï star academy XXIV, ou encore du divin un homme et son chien. Certes ! Mais qui sait à quoi nous aurions eu droit à la place ?
Pour ne pas paraître trop extrémiste, je précise que : D'une part ce qui me chagrine c'est que nécessairement le financement centralisés favorisent les grands au dépends des petits, les détournements au dépend de l'efficacité ; par exemple on paye un supplément (symbolique) pour avoir le droit de faire nos photos ou d'enregistrer nos œuvres afin de le donner à de grosses sociétés. Et d'autre part la culture me semble devoir reposer essentiellement sur ce qui se trouve dans la tête des vivants ; ainsi pour moi l'activité sensée de l'état en matière de culture devrait plus être dans la libération/diffusion des œuvres (bibliothèques, ...) et la formation du quidam (conservatoires, ...) que dans la sélection artistique (« vous en reprendriez bien encore un peu ...).
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace