• [^] # Re: Liberté de la presse et mensonge d'Etat

    Posté par . En réponse au journal Liberté de la presse et mensonge d'Etat. Évalué à 2.

    En nombre de morts, on sait à peu près (tu ne vas pas avoir 60 000 morts de plus, en admettant qu'il y en a déjà 60 000, chiffre non accepté par tout le monde).

    Sans vouloir entrer dans le sentimental et sans vouloir être alarmiste, je ne suis absolument pas sûr qu'on connaisse réellement le nombre de morts liés à ces accidents : on manque encore de recul, et comme je l'ai dit, d'une part, Fukushima ce n'est pas terminé, et Thiernobyl non plus: pout Thiernobyl, je pense notamment à la mise en place du nouveau sarcophage : quel sera l'impact sur la santé de ceux qui vont effectuer ce travail ? Quant au combustible qui a fondu, qu'est-il devenu ? Est-on certain qu'il ne dégage plus rien ou que ce qu'il dégage reste confiné à la zone du sinistre ?

    La critique est sur l'incapacité de parler posément des problèmes, de poser les stats sur la table, d'étudier, de choisir pour de vraies raisons de sortir du nucléaire.

    Je suis assez d'accord avec toi. Il doit y avoir suffisamment de raisons valables pour convaincre sans aller dans le sentimental.

    Actuellement ce n'est pas le cas pour beaucoup de gens se disant anti-nucléaire, on en a ici une démo flagrante sur les "compteurs de morts" (tout comme il y a des gens qui préfèrent prendre la voiture que l'avion parce qu'ils ont peur d'un accident d'avion dont ils ont entendu parler, alors que chiffres à l'appui, le voiture est plus mortelle que l'avion au km parcouru, mais ça, oh non, c'est trop statistique, faut pas raisonner avec, donc choix de se mettre plus en danger en pensant être moins en danger)

    Pour ma part, mon point de vue est qu'on a pas suffisamment de recul pour avoir des statistiques fiables sur les effets nocifs du nucléaire. Et je suis convaincu qu'il y a un lobbying important pour ne pas diffuser certaines infos, tout comme les lobbies du tabac ont longtemps usé de leur puissance pour cacher la nocivité du tabac, comme les industriels de l'agroalimentaire usent de leur influence pour ne pas avoir à indiquer les quantités de sel qu'ils mettent dans leurs productions. Et ce ne sont que quelques exemples. Alors oui, on ne prend pas un virage technologique aussi important à la légère, mais à un moment il faut se poser des questions.

    Sinon, je suis d'accord avec toi qu'il y a des choses qui tuent plus que le nucléaire (tabac, le trop de sel dans la nourriture : ces deux exemples n'ont pas été choisi pour rien), mais justement : n'en a-t-on pas assez comme ça ? Et même si on contrôle à peu près le nucléaire aujourd'hui, doit-on attendre que la situation nous échappe avant d'en sortir, sachant justement que dans le cas d'un accident nucléaire, on traine un boulet pendant des centaines d'années ? Autre question : dans le cas d'un scénario catastrophe : toutes les centrales nucléaires d'un pays échappent à tout contrôle : que fait-on ? Quel est l'impact à moyen-long terme ?