• [^] # Re: Ca ne va pas changer grand chose...

    Posté par . En réponse au journal Liberté de la presse et mensonge d'Etat. Évalué à 0.

    Effectivement, il semble qu'il a été proche de René Bousquet mais faut arrêter de dire qu'il n'a fait que collaborer pendant la seconde guerre mondiale.

    En février 1943, puis plus tard au printemps, il se rapproche de la puissante Organisation de résistance de l'armée (ORA), en cours de formation. Il commence à prendre Morland comme pseudonyme (il utilisera aussi les noms de code Purgon, Monnier, Laroche, capitaine François, Arnaud et Albre) et cofonde le Rassemblement national des prisonniers de guerre avec Maurice Pinot financé par l'ORA.

    Je ne dit pas que Mitterrand était un ange mais c'est amusant de voir qu'on se souvient toujours de ses amis d’extrême droite mais pas de ses amis résistants.

    Le paragraphe qui suit montre que tout n'était pas si simple:

    En novembre 1954, le gouvernement annonce une forte augmentation des investissements sociaux en Algérie dans l'agriculture et l'éducation, et entend préparer « l'égalité des citoyens [...] des chances égales à tous ceux, quelle que soit leur origine, qui naissent sur le sol algérien. » François Mitterrand, ministre de l'Intérieur, autorise alors Germaine Tillion à mener une enquête dans la zone d'insurrection, afin, entre autres, de signaler les éventuelles exactions policières. En accord avec le président du Conseil, il fusionne la police d'Alger avec celle de Paris. Les décrets du 20 janvier 1955, qui mettent fin à l'autonomie de la police d'Algérie, contribuent à permettre la mutation de deux cents agents soupçonnés d'actes de torture ou de l'avoir encouragée. Parmi eux, le directeur des Renseignements généraux d'Alger. Les députés conservateurs en matière coloniale critiquent fermement cette décision. D'après François Mitterrand, la suppression de ce « système détestable » est à l'origine de la chute du gouvernement Mendès France, un mois plus tard (lettre à Pierre Mendès France, 31 août 1959). En tout état de cause, le sénateur Henri Borgeaud, porte-parole des pieds-noirs, avait ainsi menacé : « Si vous fusionnez les polices, nous voterons contre votre gouvernement. »

    Après, je vais pas débattre de cela pendant des heures. Pour moi, il s'agit d'un homme pour le moins complexe mais il ne faut pas oublier qu'il a fait quand même pas mal de choses. Notamment, en ce qui concerne la peine de mort.