On peut ajouter les articles du Canard Enchaîné d'aujourd'hui et de la semaine dernière.
Celui de la semaine dernière (24 août 2011) nous informait de la fabrication d'éléments de la centrale entamée et parfois achevée avant que les procédures de contrôle de leur qualité soit mises au point. Cela concerne en particulier les équipements de secours destinés à refroidir le réacteur en cas d'accident, dont la panne a transformé à Fukushima l'accident en catastrophe, et dont la fabrication de certains éléments a été terminée avant que leurs plans de construction aient été vérifiés et approuvés par les services de contrôle. Le rapport de l'Autorité de sureté nucléaire (ASN), signé de son directeur-général adjoint Jean-Luc Lachaume affirme ceci : « Au vu de écarts et faiblesses constatés (...), l'ASN estime qu'EDF devra faire des efforts importants pour démontrer la qualité finale de la construction de Flamanville. » Ce même Jean-Luc Lachaume avait donné deux mois à EDF, ce printemps, pour lui fournir des précisions et la liste des mesures correctives effectuées, sans réponse à ce jour.
Celui de cette semaine nous parle des malfaçons de génie civil impliquant de fissures dans des bâtiments devant servir à stocker du combustibles irradié, malfaçons causées entre autres par la non application des simples règles de l'art de la construction ordinaire.
Je mentionne sans autre précision le mépris des lois concernant la sécurité du travail sur ce chantier, où des accidents mortels se sont produits, et les déclarations mensongères visant à dissimuler la nature même d'accident du travail dans nombre de cas. C'est vérifiable par qui veut s'en donner la peine.
On pourrait se réjouir qu'une autorité de sûreté soit à même de vérifier ces débordements, si les inspecteurs de l'ASN, ne se voyaient pas parfois interdire l'accès au chantier ou aux documents qu'ils jugent nécessaires à l'exercice de leur mission et se voient obligé de menacer de recours à la justice pour pouvoir pratiquer leur simple routine. On peut se poser la question de la quantité des vices qui auront finalement été soustraits à la sagacité des organismes de vérification.
En particulier, on peut se demander si le bassin de récupération du corium, argument ultime pour certains quant à la sécurité de l'EPR (après accident cependant...), est construit avec ce genre de sérieux qui présagerait bien pour la suite. Sur ce, vidons notre verre d'alcool cul-sec et jetons-le par-dessus notre épaule !
# Sécurité maximum !
Posté par Philip Marlowe . En réponse au journal Flamanville ou Flaman rose ?. Évalué à 10.
On peut ajouter les articles du Canard Enchaîné d'aujourd'hui et de la semaine dernière.
Celui de la semaine dernière (24 août 2011) nous informait de la fabrication d'éléments de la centrale entamée et parfois achevée avant que les procédures de contrôle de leur qualité soit mises au point. Cela concerne en particulier les équipements de secours destinés à refroidir le réacteur en cas d'accident, dont la panne a transformé à Fukushima l'accident en catastrophe, et dont la fabrication de certains éléments a été terminée avant que leurs plans de construction aient été vérifiés et approuvés par les services de contrôle. Le rapport de l'Autorité de sureté nucléaire (ASN), signé de son directeur-général adjoint Jean-Luc Lachaume affirme ceci : « Au vu de écarts et faiblesses constatés (...), l'ASN estime qu'EDF devra faire des efforts importants pour démontrer la qualité finale de la construction de Flamanville. » Ce même Jean-Luc Lachaume avait donné deux mois à EDF, ce printemps, pour lui fournir des précisions et la liste des mesures correctives effectuées, sans réponse à ce jour.
Celui de cette semaine nous parle des malfaçons de génie civil impliquant de fissures dans des bâtiments devant servir à stocker du combustibles irradié, malfaçons causées entre autres par la non application des simples règles de l'art de la construction ordinaire.
Je mentionne sans autre précision le mépris des lois concernant la sécurité du travail sur ce chantier, où des accidents mortels se sont produits, et les déclarations mensongères visant à dissimuler la nature même d'accident du travail dans nombre de cas. C'est vérifiable par qui veut s'en donner la peine.
On pourrait se réjouir qu'une autorité de sûreté soit à même de vérifier ces débordements, si les inspecteurs de l'ASN, ne se voyaient pas parfois interdire l'accès au chantier ou aux documents qu'ils jugent nécessaires à l'exercice de leur mission et se voient obligé de menacer de recours à la justice pour pouvoir pratiquer leur simple routine. On peut se poser la question de la quantité des vices qui auront finalement été soustraits à la sagacité des organismes de vérification.
En particulier, on peut se demander si le bassin de récupération du corium, argument ultime pour certains quant à la sécurité de l'EPR (après accident cependant...), est construit avec ce genre de sérieux qui présagerait bien pour la suite. Sur ce, vidons notre verre d'alcool cul-sec et jetons-le par-dessus notre épaule !