• [^] # Re: Ne jamais attribuer à la malveillance ce qui peut s'expliquer par la seule stupidité.

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Besoin d'un détecteur de crocodiles. Évalué à 5.

    Tu as lu wikipedia, toi :-) La buprénorphine est un (type de) sulfate de morphine. Mais toute précisions de chimie correcte éclaire mieux. Merci. j'emploi un vocabulaire "de la rue" et des w sociaux (ce qui résume, par exemple le sulfate de morphine) et effectivement merci de préciser pour le subboxone.

    Je persiste (je n'ai pas lu wikipedia, c'est mon métier), la buprénorphine n'est pas un type de morphine même si il fait partie de la famille des opiacés (au même titre que l'oxycodone, le dextropropoxyphène ou le lopéramide par exemple). Pour faire une analogie (avec les limites habituelles de ce type d'exercice), Linux et FreeBSD sont des OS libres mais FreeBSD n'est pas un type de Linux.

    Après recherche, difficile de re-trouver des infos dessus de nos jours. Donc tu me met le doute sur la présence de coagulant dans les préparations de subbu. Par contre là où il n'y a aucun doute c'est sur le résultat, systématique, de l'injection de subbu sans préparation préalable. Si ce n'est pas des coagulants, il y a bien des ajouts dans les préparations de subbutex afin d'empêcher un usage détourné (nommé "usage de consommation" en opposition à "usage de substitution")

    Le subutex classique n'est pas fait du tout pour être injecté (c'est un comprimé sublingual), ce qui fait qu'il contient divers excipients qui ne sont pas censés se retrouver dans les veines et peuvent donner des effets indésirables. Et on peut ajouter à cela les composés ajouté par le consommateur pour faire la remise en solution (eau non stérile par exemple).
    Cela dit certains toxicos en sont à s'injecter le sirop de méthadone (sirop simple, ultra concentré en sucre) :/

    (...)

    C'est le plus difficile : décrocher des rituels et des habitudes. Plus encore que changer de fréquentations (secondaires, en général, cela se fait naturellement en phase terminale du traitement). C'est bien plus difficile cela que de décrocher de l'usage de confort. C'est pourquoi il manque un outil permettant de faire le lien entre la consommation ritualisée (autour des préparations, des gestes, etc) et la consommation de substitution.

    Les salles d'injection ne me paraissaient pas une mauvaise idée pour ça mais a priori, ça ne plait pas à tout le monde.