D'un point de vue idéologie, je rejoins souvent les idées annoncées par le Front de Gauche. Mon problème se situe au niveau de son patron... :) Mélanchon a la sale habitude de couper tout le monde tout le temps, ce qui me hérisse au plus haut point. A contrario Besancenot dont je ne partage pas les idées en général (du moins celles que j'ai pu entendre de sa part) a tendance à accepter le fait qu'on laisse parler les gens, puis quand c'est notre tour, on parle aussi (et surtout, très important, on dit aux autres de fermer leur gueule parce qu'on a eu la politesse de faire de même précédemment — ce que Besancenot a eu à faire à plusieurs reprises).
On pourrait croire que c'est petit, mais on élit un président non seulement pour ses idées, mais aussi pour qui il est. Il est grande gueule (ça, ça me dérange pas du tout), il monte vite sur ses grands chevaux (ça me gène un peu plus, mais ça passe), et il coupe les gens au point que ça me donne envie de gerber. Et ce d'autant plus que je suis d'accord avec lui sur le fond ! Je me souviens d'un débat avec une femme ultra-libérale, qui a finit par refuser de parler parce que Mélanchon n'a pas arrêté, de bout en bout, de la couper, hausser le ton, etc. C'est, selon moi, avoir une piètre idée de ce que doit être un débat dans une démocratie.
Pour en revenir au sujet initial, idéalement je suis pour le couplage salaire max (en fonction du salaire médian) + ratio max. Cependant, et même si je peux déjà voir quels abus ça peut induire, en pratique je préfèrerais avoir le ratio max seul. Parce que j'estime que ce n'est pas à l'État de décider ce qui est « suffisant » pour tout un chacun. Je me contente très bien de mon salaire actuel, mais en même temps je conçois que certains considèrent leur salaire comme pas suffisant (même si personnellement j'estime qu'ils n'ont sans doute pas besoin d'avoir autant d'argent dans leur situation, ce n'est que mon opinion).
Je connais des gens qui bossent dans une boite qui a décidé que le salaire X est suffisant comme salaire max1, et qu'il n'y a pas de raison de payer plus. Quand on explique aux patrons que « ben oui mais je ne vis pas comme toi à 10 minutes du boulot », apparemment ils se réfugient derrière un « ah mais je veux pas t'imposer où tu habites, c'est ton choix ». Sauf que « ailleurs », ça peut parfaitement être quelque chose comme « à 20 minutes du boulot », sauf que l'immobilier est plus cher à cet endroit-là ...
[1] Note bien que le salaire en question tourne autour de 2800€/mois nets, ce qui n'est pas non plus un petit salaire, mais n'est pas bien grand non plus. Il faut bien avouer que ça fait quand même cher de payer l'idéologie de ses patrons alors qu'on sait qu'on pourrait être payé mieux pour un certain ensemble de compétences. Par exemple si je vois d'avoir un enfant et que je décide d'arrêter de bosser pendant 3 ans le temps qu'il puisse aller à la maternelle, et que ma copine bosse dans cette boite, ben exit cette option.
[^] # Re: Gouverner, c'est prévoir. Limiter internet, c'est régresser.
Posté par lasher . En réponse au journal Horreur, enfer et damnation: Fin de l'illimité. Évalué à 4.
D'un point de vue idéologie, je rejoins souvent les idées annoncées par le Front de Gauche. Mon problème se situe au niveau de son patron... :) Mélanchon a la sale habitude de couper tout le monde tout le temps, ce qui me hérisse au plus haut point. A contrario Besancenot dont je ne partage pas les idées en général (du moins celles que j'ai pu entendre de sa part) a tendance à accepter le fait qu'on laisse parler les gens, puis quand c'est notre tour, on parle aussi (et surtout, très important, on dit aux autres de fermer leur gueule parce qu'on a eu la politesse de faire de même précédemment — ce que Besancenot a eu à faire à plusieurs reprises).
On pourrait croire que c'est petit, mais on élit un président non seulement pour ses idées, mais aussi pour qui il est. Il est grande gueule (ça, ça me dérange pas du tout), il monte vite sur ses grands chevaux (ça me gène un peu plus, mais ça passe), et il coupe les gens au point que ça me donne envie de gerber. Et ce d'autant plus que je suis d'accord avec lui sur le fond ! Je me souviens d'un débat avec une femme ultra-libérale, qui a finit par refuser de parler parce que Mélanchon n'a pas arrêté, de bout en bout, de la couper, hausser le ton, etc. C'est, selon moi, avoir une piètre idée de ce que doit être un débat dans une démocratie.
Pour en revenir au sujet initial, idéalement je suis pour le couplage salaire max (en fonction du salaire médian) + ratio max. Cependant, et même si je peux déjà voir quels abus ça peut induire, en pratique je préfèrerais avoir le ratio max seul. Parce que j'estime que ce n'est pas à l'État de décider ce qui est « suffisant » pour tout un chacun. Je me contente très bien de mon salaire actuel, mais en même temps je conçois que certains considèrent leur salaire comme pas suffisant (même si personnellement j'estime qu'ils n'ont sans doute pas besoin d'avoir autant d'argent dans leur situation, ce n'est que mon opinion).
Je connais des gens qui bossent dans une boite qui a décidé que le salaire X est suffisant comme salaire max1, et qu'il n'y a pas de raison de payer plus. Quand on explique aux patrons que « ben oui mais je ne vis pas comme toi à 10 minutes du boulot », apparemment ils se réfugient derrière un « ah mais je veux pas t'imposer où tu habites, c'est ton choix ». Sauf que « ailleurs », ça peut parfaitement être quelque chose comme « à 20 minutes du boulot », sauf que l'immobilier est plus cher à cet endroit-là ...
[1] Note bien que le salaire en question tourne autour de 2800€/mois nets, ce qui n'est pas non plus un petit salaire, mais n'est pas bien grand non plus. Il faut bien avouer que ça fait quand même cher de payer l'idéologie de ses patrons alors qu'on sait qu'on pourrait être payé mieux pour un certain ensemble de compétences. Par exemple si je vois d'avoir un enfant et que je décide d'arrêter de bosser pendant 3 ans le temps qu'il puisse aller à la maternelle, et que ma copine bosse dans cette boite, ben exit cette option.