• [^] # Re: Gouverner, c'est prévoir. Limiter internet, c'est régresser.

    Posté par . En réponse au journal Horreur, enfer et damnation: Fin de l'illimité. Évalué à 5.

    Évidemment, puisque le gouvernement actuel a fortement baissé les recettes et nous expliquent qu'il faut donc baisser les dépenses. Donc mécaniquement, en pourcentage, le service de la dette représente une plus grosse part. En augmentant à nouveau les recettes (et il y a de la marge), ça devrait mieux se passer. Ce n'est qu'un choix politique, pas de la magie.

    Je suis d'accord, pas de magie, il "suffit" d'équilibrer recettes et dépenses.

    Si l'on regarde le Budget de l'État français et le Budget de l'État français en 2011 on peut voir que le déficit prévu 2011 est de 91 milliards et que les intérêts de la dette sont de 44 milliards pour 2010. Cela veut dire que si la France fait défaut et refuse de rembourser ses dettes, elle aura quand même un budget déficitaire (et personne pour lui prêter de l'argent, bien entendu). Cela veut dire aussi que pour avoir un budget à l'équilibre sans toucher aux dépenses, la France pourrait par exemple doubler l'impôt sur le revenu et doubler l'impôt sur les sociétés... pas sûr que ça passe bien. En triplant ces impôts pendant une dizaine d'années, on pourrait revenir à une dette sous les 50% du PIB. Quel candidat osera proposer un tel programme ?