L'auto-hébergement ne pose en effet pas de réel problème aux FAI. Voir même, avec les mécanismes de peering, un FAI (disons Orange) trouvera un intérêt financier à ce que les abonnés d'un autre FAI (disons SFR) viennent sur son réseau, afin de télécharger du contenu.
Par contre le politique lui verra d'un mauvais oeil l'auto-hébergement, car:
* il ne peut pas surveiller/contrôler/censurer ce qui s'y passe (surtout si c'est un flux chiffré, du type HTTPS ou TLS)
* il ne pourra pas satisfaire aux requêtes des majors concernant la limitation des échanges de fichiers sous copyright: HADOPI a été conçu pour le P2P (auto-hébergement), ce qui reporté les usages sur le streaming et DDL (je mets de coté le VPN et le Binnews). Si demain le streaming et le DDL sont verrouillés (via les tables de routages, les DNS menteurs, etc...), on devrait assister à un retour des mécanismes de partage via auto-hébergement, mais plus discrets. Par exemple avec des mécanismes d'anonymisation du style de TOR https://www.torproject.org/ (chaque "membre" va "anonymiser" les connexions des autres membres). Ou alors, en moins discret, une généralisation des "intitle:index.of".
Aussi, je pense que si le politique demande aux FAI de restreindre l'auto-hébergement, je doute que ceux-ci n'obtempèrent pas.
[^] # Re: Réflexion
Posté par Olivier (site web personnel) . En réponse au journal Horreur, enfer et damnation: Fin de l'illimité. Évalué à 4.
L'auto-hébergement ne pose en effet pas de réel problème aux FAI. Voir même, avec les mécanismes de peering, un FAI (disons Orange) trouvera un intérêt financier à ce que les abonnés d'un autre FAI (disons SFR) viennent sur son réseau, afin de télécharger du contenu.
Par contre le politique lui verra d'un mauvais oeil l'auto-hébergement, car:
* il ne peut pas surveiller/contrôler/censurer ce qui s'y passe (surtout si c'est un flux chiffré, du type HTTPS ou TLS)
* il ne pourra pas satisfaire aux requêtes des majors concernant la limitation des échanges de fichiers sous copyright: HADOPI a été conçu pour le P2P (auto-hébergement), ce qui reporté les usages sur le streaming et DDL (je mets de coté le VPN et le Binnews). Si demain le streaming et le DDL sont verrouillés (via les tables de routages, les DNS menteurs, etc...), on devrait assister à un retour des mécanismes de partage via auto-hébergement, mais plus discrets. Par exemple avec des mécanismes d'anonymisation du style de TOR https://www.torproject.org/ (chaque "membre" va "anonymiser" les connexions des autres membres). Ou alors, en moins discret, une généralisation des "intitle:index.of".
Aussi, je pense que si le politique demande aux FAI de restreindre l'auto-hébergement, je doute que ceux-ci n'obtempèrent pas.