La publication scientifique est chère, très chère. C’est un fait. Il n’y a aucun argument à avoir là dedans. C’est difficilement accessible à un particulier de se payer plusieurs centaines ou milliers d’euros par ans, minimum, pour couvrir un domaine. Pour une entreprise, un laboratoire ou une université, le coût est dilué dans le nombre de personne qui aura accès à la revue ; et surtout, la lecture de la revue permet une activité de veille, ou économique, qui est directement profitable à l’employeur de par la montée ou la stabilisation en compétence de ses employés.
Quant à l’image d’Épinal de l’autodidacte, amateur qui travaille avec ses propres moyens, elle n’est plus d’actualité. Je suis même étonné qu’il y ait des gens pour y croire encore. Dans mon domaine je vois mal comment on pourrait suivre tout la production publiée sur son « temps libre », il suffit de faire un tour sur ArXiV pour s’en convaincre (incroyable! les articles — qu’on retrouve plus ou moins dans les revues, le « plus ou moins » étant fonction du domaine). D’où le sacré courage que je reconnais à Lasher si c’est effectivement le cas, plus qu’un investissement financier ce serait alors un sacré investissement en temps.
Que la production scientifique soit accessible à tous est un vœu pieu vu le niveau et la formation que requiert la lecture et la compréhension d’un article scientifique. Au mieux on peut espérer comprendre quelques bribes, mais ce n’est jamais brillant (en tout cas dans mes tentatives d’approcher d’autres domaines).
Si tu tiens tant que ça à avoir les publications accessibles à tous, propose un financement pour un service de peer-review et publication qui soit suffisamment costaud pour, disons dans 10 ans, être reconnu comme fiable. En reportant la baisse de revenu sur les auteurs ? Du mécénat ? L’état (et donc toi-qui-n'utilise-pas-ce-service-et-qui-veut-pas-payer-pour) ? En attendant je me suis rendu compte qu’on pouvait payer à l’article, je ne sais pas à combien ça revient, mais ça doit être un bon compromis pour un particulier (dans mon cas en tout cas, ce n’est que très rarement toute un numéro qui m’intéresse).
[^] # Re: quelques réflexions
Posté par BB . En réponse au journal Les français aiment-ils leurs libraires ?. Évalué à 0.
La publication scientifique est chère, très chère. C’est un fait. Il n’y a aucun argument à avoir là dedans. C’est difficilement accessible à un particulier de se payer plusieurs centaines ou milliers d’euros par ans, minimum, pour couvrir un domaine. Pour une entreprise, un laboratoire ou une université, le coût est dilué dans le nombre de personne qui aura accès à la revue ; et surtout, la lecture de la revue permet une activité de veille, ou économique, qui est directement profitable à l’employeur de par la montée ou la stabilisation en compétence de ses employés.
Quant à l’image d’Épinal de l’autodidacte, amateur qui travaille avec ses propres moyens, elle n’est plus d’actualité. Je suis même étonné qu’il y ait des gens pour y croire encore. Dans mon domaine je vois mal comment on pourrait suivre tout la production publiée sur son « temps libre », il suffit de faire un tour sur ArXiV pour s’en convaincre (incroyable! les articles — qu’on retrouve plus ou moins dans les revues, le « plus ou moins » étant fonction du domaine). D’où le sacré courage que je reconnais à Lasher si c’est effectivement le cas, plus qu’un investissement financier ce serait alors un sacré investissement en temps.
Que la production scientifique soit accessible à tous est un vœu pieu vu le niveau et la formation que requiert la lecture et la compréhension d’un article scientifique. Au mieux on peut espérer comprendre quelques bribes, mais ce n’est jamais brillant (en tout cas dans mes tentatives d’approcher d’autres domaines).
Si tu tiens tant que ça à avoir les publications accessibles à tous, propose un financement pour un service de peer-review et publication qui soit suffisamment costaud pour, disons dans 10 ans, être reconnu comme fiable. En reportant la baisse de revenu sur les auteurs ? Du mécénat ? L’état (et donc toi-qui-n'utilise-pas-ce-service-et-qui-veut-pas-payer-pour) ? En attendant je me suis rendu compte qu’on pouvait payer à l’article, je ne sais pas à combien ça revient, mais ça doit être un bon compromis pour un particulier (dans mon cas en tout cas, ce n’est que très rarement toute un numéro qui m’intéresse).