Internet n'est-il pas justement une excellente réponse aux ouvrages difficiles en offrant la possibilité de diffuser son savoir "difficile" au travers du livre électronique ou même de la diffusion gratuite ?
Si, complètement.
J'ai l'impression qu'on prend l'exemple du livre difficile pour justifier l'existence des librairie alors que je ne suis pas certain que ces livres soient ce qui soient capables de faire vivre une librairie ?
C'est même sûr que non. Ils vivent des best-sellers. Mais les grandes surfaces ne proposent pas la diversité, les librairies oui. Donc on les sauve en mettant les prix des best-sellers identiques chez eux et dans les grandes surfaces pour que les gens continuent à aller partout.
Si un auteur écrit "l'évolution de l'influence de l'armée de l'air togolaise sur la géopolitique du VIIème siècle", si un éditeur publie ce livre (un tirage de ... disons 500 exemplaires), s'il y a 10 ventes, en quoi le prix unique favorise la publication de l'ouvrage ?
Voir juste au-dessus, c'est le prix unique sur les best-sellers qui permet à ces bouquins d'exister.
Si la question est celle de la prise de risque d'éditer, je ne vois pas en quoi le prix unique favorise ou pas cette prise de risque. Si un éditeur estime un livre non rentable il ne le publiera pas, prix unique ou pas.
Un bouquin vendu à 500 exemplaires est rentable, car un bouquin vendu à 500 exemplaires sera acheté bien plus cher par des spécialistes (c'est ça un livre difficile aussi). Mais les grandes surfaces s'en foutent. Seuls les libraires les achètent. Donc on sauve les libraires pour que ces bouquins existent.
AVANT DE ME MOINSER, effectivement Internet permet tout ça. Mais là on parle de 1981. Et tout le monde n'est pas passé à Amazon, loin de là (je parle pas de ceux qui ne veulent pas y passer, je parle de ceux qui ne se servent pas d'Internet).
[^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)
Posté par Paul . En réponse au journal Les français aiment-ils leurs libraires ?. Évalué à 0.
On se remet dans le contexte : 1981.
Si, complètement.
C'est même sûr que non. Ils vivent des best-sellers. Mais les grandes surfaces ne proposent pas la diversité, les librairies oui. Donc on les sauve en mettant les prix des best-sellers identiques chez eux et dans les grandes surfaces pour que les gens continuent à aller partout.
Voir juste au-dessus, c'est le prix unique sur les best-sellers qui permet à ces bouquins d'exister.
Un bouquin vendu à 500 exemplaires est rentable, car un bouquin vendu à 500 exemplaires sera acheté bien plus cher par des spécialistes (c'est ça un livre difficile aussi). Mais les grandes surfaces s'en foutent. Seuls les libraires les achètent. Donc on sauve les libraires pour que ces bouquins existent.
AVANT DE ME MOINSER, effectivement Internet permet tout ça. Mais là on parle de 1981. Et tout le monde n'est pas passé à Amazon, loin de là (je parle pas de ceux qui ne veulent pas y passer, je parle de ceux qui ne se servent pas d'Internet).