C'est curieux, je trouve qu'alors que la répartition des revenus auteurs/autres acteurs est souvent questionnée lorsqu'il s'agit de la musique, lorsqu'il s'agit du livre, on a l'impression qu'il n'y a pas débat. Moi-même, je ne me suis intéressé à la chose que le jour où je suis devenu auteur.
Sur ce lien, on trouve un pdf de propagande qui "explique" la répartition
L'argumentaire est basée sur le schéma historique avec le libraire de quartier, etc, mais est-ce que le travail de "libraire" d'amazon mérite les 33% ? Même question quand on achète le livre directement à l'éditeur.
Sinon, à titre personnel, je dois dire que j'achète peu en librairie.
D'abord parce qu'étant père d'une nombreuse famille, j'ai peu le temps de me rendre en librairie, sauf quand je suis en vacances, mais là encore il y a le problème de la place dans les bagages.
Aussi un peu à cause du prix: la fameuse réduction de 5%, beaucoup de libraires ne la fond pas, ou alors avec un système de carte de fidélité qui fait qu'il est assez probable que je ne la toucherai jamais, ou alors fortement dévaluée.
Quant à la diversité des contenus proposés par les libraires, je ne me rends pas bien compte ce qu'il en est pour les romans ou autres, mais pour la littérature scientifique, c'est quand même à pleurer, et je trouve que ça va de mal en pis, même pour des grosses librairies de grosses villes. Je pense en particulier au Furet du Nord que j'ai fréquenté assidûment quand je vivais à Lille, et que je revois de temps en temps en regrettant le temps passé (air connu).
Je pense que la loi sur le prix du livre mériterait au minimum un toilettage.
Je ne suis pas du tout contre le fait qu'on subventionne les libraires, mais est-ce la bonne manière ? C'est à mon avis trop uniforme, suivant les lieux et les genres.
-les lieux
Les lieux où les librairies proposent de la diversité et ne sont pas une grande surface sont-ils si nombreux ? Je suis d'accord pour protéger la petite librairie de la petite ville du Limousin près de là où je passe mes vacances, parce que elle propose effectivement aux jeunes une diversité qu'ils n'auront pas au Leclerc du coin. Est-ce que la loi sur le livre est la meilleure manière de protéger cet endroit ?
- les genres
OK pour protéger ma petite libraire pour qu'elle puisse vendre Harry Potter.
Mais les ouvrages spécialisés (scientifiques par ex) n'entreront jamais chez elle, seulement dans des grosses librairies, pas menacées, ou chez Amazon.
Car la loi sur le livre a aussi des inconvénients: on tire ainsi les prix vers le haut, ce qui ne va pas dans le sens de la diffusion de la culture.
# quelques réflexions
Posté par mac_is_mac (site web personnel) . En réponse au journal Les français aiment-ils leurs libraires ?. Évalué à 2.
C'est curieux, je trouve qu'alors que la répartition des revenus auteurs/autres acteurs est souvent questionnée lorsqu'il s'agit de la musique, lorsqu'il s'agit du livre, on a l'impression qu'il n'y a pas débat. Moi-même, je ne me suis intéressé à la chose que le jour où je suis devenu auteur.
Sur ce lien, on trouve un pdf de propagande qui "explique" la répartition
http://ecla.aquitaine.fr/Ressources/Ressources-documentaires/Documents/De-l-auteur-au-lecteur-la-realite-du-livre
L'argumentaire est basée sur le schéma historique avec le libraire de quartier, etc, mais est-ce que le travail de "libraire" d'amazon mérite les 33% ? Même question quand on achète le livre directement à l'éditeur.
Sinon, à titre personnel, je dois dire que j'achète peu en librairie.
D'abord parce qu'étant père d'une nombreuse famille, j'ai peu le temps de me rendre en librairie, sauf quand je suis en vacances, mais là encore il y a le problème de la place dans les bagages.
Aussi un peu à cause du prix: la fameuse réduction de 5%, beaucoup de libraires ne la fond pas, ou alors avec un système de carte de fidélité qui fait qu'il est assez probable que je ne la toucherai jamais, ou alors fortement dévaluée.
Quant à la diversité des contenus proposés par les libraires, je ne me rends pas bien compte ce qu'il en est pour les romans ou autres, mais pour la littérature scientifique, c'est quand même à pleurer, et je trouve que ça va de mal en pis, même pour des grosses librairies de grosses villes. Je pense en particulier au Furet du Nord que j'ai fréquenté assidûment quand je vivais à Lille, et que je revois de temps en temps en regrettant le temps passé (air connu).
Je pense que la loi sur le prix du livre mériterait au minimum un toilettage.
Je ne suis pas du tout contre le fait qu'on subventionne les libraires, mais est-ce la bonne manière ? C'est à mon avis trop uniforme, suivant les lieux et les genres.
-les lieux
Les lieux où les librairies proposent de la diversité et ne sont pas une grande surface sont-ils si nombreux ? Je suis d'accord pour protéger la petite librairie de la petite ville du Limousin près de là où je passe mes vacances, parce que elle propose effectivement aux jeunes une diversité qu'ils n'auront pas au Leclerc du coin. Est-ce que la loi sur le livre est la meilleure manière de protéger cet endroit ?
- les genres
OK pour protéger ma petite libraire pour qu'elle puisse vendre Harry Potter.
Mais les ouvrages spécialisés (scientifiques par ex) n'entreront jamais chez elle, seulement dans des grosses librairies, pas menacées, ou chez Amazon.
Car la loi sur le livre a aussi des inconvénients: on tire ainsi les prix vers le haut, ce qui ne va pas dans le sens de la diffusion de la culture.