Vous sentez-vous concerné par la perte des librairie de quartier ? Est ce que cette opération de communication vous touche ?
Il y a 5 ans de ça, oui, je me serais senti concerné. Le marché de l'occasion sur internet n'était pas (et n'est toujours pas) capable de concurrencer le marché de l'occasion en boutique (principalement à cause des frais de ports), les bouquineries m'ont toujours permis de faire de bien meilleures affaires qu'internet oui les grandes enseignes. A plus forte raison lorsqu'on cherche autre chose que des livres en français (les quelques bouquineries anglophones sur Paris sont imbattables niveau prix).
Au delà de ce cadre: Faites vous confiance à votre libraire pour vous conseiller dans vos lectures, ou considérez vous que vous n'avez pas besoin de son aide, que ce n'est qu'un commerçant qui cherche a vous pousser à l'achat. En clair, le petit monde du Livre est-il un business comme un autre, ou cela fait-il partie de la Culture que la France est si prompte à défendre.
Je n'ai jamais cherché à parler avec mes libraires. Tout au plus ils ont commenté mes choix (effectués sur recommandations d'amis ou d'internet, sur les résumés que j'ai pu en lire, ou simplement sur ma connaissance de l'auteur).
Et au final, une petite réflexion : La France a mis en place une politique du prix unique du livre justement pour préserver son réseau de librairie face aux enseigne culturelle. N'est ce pas la preuve que cette politique est inutile et qu'il faut maintenant l'abroger?
Je ne saurai dire si cette politique a joué sur le marché de l'occasion. Si en l'abrogeant le prix du neuf dans les grandes enseignes avait pu descendre - quitte à sacrifier quelques libraires -, alors oui, ça aurait pu valoir le coup. Si les prix étaient restés au delà de l'occasion, mes habitudes n'auraient pas changées, et je serais resté fidèle à mes bouquinistes.
Sinon, vous pouvez aussi me faire part de vos habitudes d'achats de produits culturels, même si je ne doute pas qu'une grande proportion des lecteurs de ce site passe par internet pour faire ses achats.
Tout ce que j'ai décris dans mon commentaire a été rendu caduque par la démocratisation du livre électronique. Je n'achète plus de livres, et les libraires, grandes ou petites, ont ma bénédiction pour suivre le chemin des disquaires : un marché de niche réservé aux collectionneurs.
# J'aimais bien les bouquinistes
Posté par Vlobulle . En réponse au journal Les français aiment-ils leurs libraires ?. Évalué à 8.
Il y a 5 ans de ça, oui, je me serais senti concerné. Le marché de l'occasion sur internet n'était pas (et n'est toujours pas) capable de concurrencer le marché de l'occasion en boutique (principalement à cause des frais de ports), les bouquineries m'ont toujours permis de faire de bien meilleures affaires qu'internet oui les grandes enseignes. A plus forte raison lorsqu'on cherche autre chose que des livres en français (les quelques bouquineries anglophones sur Paris sont imbattables niveau prix).
Je n'ai jamais cherché à parler avec mes libraires. Tout au plus ils ont commenté mes choix (effectués sur recommandations d'amis ou d'internet, sur les résumés que j'ai pu en lire, ou simplement sur ma connaissance de l'auteur).
Je ne saurai dire si cette politique a joué sur le marché de l'occasion. Si en l'abrogeant le prix du neuf dans les grandes enseignes avait pu descendre - quitte à sacrifier quelques libraires -, alors oui, ça aurait pu valoir le coup. Si les prix étaient restés au delà de l'occasion, mes habitudes n'auraient pas changées, et je serais resté fidèle à mes bouquinistes.
Tout ce que j'ai décris dans mon commentaire a été rendu caduque par la démocratisation du livre électronique. Je n'achète plus de livres, et les libraires, grandes ou petites, ont ma bénédiction pour suivre le chemin des disquaires : un marché de niche réservé aux collectionneurs.