• # Protocoles ouverts autorisant la fédération et la répartition

    Posté par . En réponse au journal Pourquoi la décentralisation fonctionne mal mais est inévitable dans les réseaux sociaux. Évalué à 7.

    Je crois que le problème n'est pas tant de comparer "centralisé" et "décentralisé" ou "un ou quelques gros serveurs" et "pas de serveurs du tout" mais plutôt de comparer l'"indécentralisable" et le "décentralisable". Sous le barbarisme "indécentralisable", j'entends "système propriétaire qui a tout intérêt à conserver ses utilisateurs captifs" OU "protocole logiciel qui n'intègre pas dans sa conception la notion de décentralisation des tâches et de la charge".

    Je serais philosophiquement beaucoup plus enclin à utiliser Facebook si ce dernier permettait à tout un chacun, sur la base de spécifications ouvertes, de monter ses serveurs propres Facebook (après avoir, avec les codeurs qui vont bien sous la main, carrément codé des logiciels serveurs Facebook alternatifs "from scratch").

    Le problème est un problème d'éducation. Le grand public, l'éthique, la liberté de choix, il s'en tape... ou plutôt, il ne sait même pas ce que c'est puisqu'on ne lui a jamais expliqué ce que c'était ni que pour quasiment tous les domaines couverts par l'informatique, on a le choix du logiciel (il n'y a pas qu'un système d'exploitation, pas qu'un navigateur, pas qu'un logiciel de retouches photos, etc, etc...). La lutte est inégale entre les lobbyistes qui cherchent à diffuser le message que l'informatique est un outil au service de l'individu (sans aucune distinction de classe, d'appartenance sociale ou que sais-je) et les multinationales pour lesquelles l'informatique est avant tout un outil à faire du fric.