• # Blabla

    Posté par . En réponse au journal Jamendo, les creative commons et l'hypocrisie de la "culture libre". Évalué à 5.

    L’application des quatre libertés à autre chose que du code mériterait d’être plus argumenté et approfondie. Ce n’est pas si évident que tu le dis. Par exemple, un code je veux pouvoir le modifier parce que j’en suis l’utilisateur, parce que je ne veux pas me retrouver bloqué à cause d’un bug qui ne sera pas corrigé pour des raisons légales plutôt que technique : il me faut donc les sources et la possibilité de les modifier. Cet argument je ne peux pas l’appliquer tel quel au domaine artistique : la modification sur l’œuvre finale est parfaitement envisageable, ne pas avoir le matériel qui a aboutit à cette œuvre ne l’empêche nullement (au contraire d’un programme où on peut très difficilement patcher un binaire).

    Tes critères techniques sont complètement irréalisables pour un très grand nombre d’œuvre. On ne peut pas demander la partition pour une improvisation. D’une manière générale, l’interprétation d’une œuvre (partition, opéra, pièce de théâtre, chorégraphie pour rester dans le spectacle) n’est pas une étape automatique obtenue à partir d’une œuvre, comme l’est la compilation d’un programme à partir des sources.

    Si l’enregistrement est de mauvaise qualité ou que personne n’a gardé de copie dans un format ouvert, alors comment qualifierais-tu le fichier ? Non libre parce qu’il n’est pas en vorbis ? Non libre parce qu’il n’est pas de qualité suffisante ? Et il ne faut pas croire que les musiciens sont au fait de la technique : ils auront vite fait de récupérer un mp3, format populaire, et d’effacer l’original. Dans ce cas là je préfère largement le mp3 original que le vorbis transcoder à partir du mp3, et le flac n’apportera rien d’autre que du Mo... Du coup ta critique envers Jamendo qui propose surtout du mp3 tombe un peu à l’eau : à quoi bon vouloir à tout prix un fichier dans un format inutile ?

    Du coup je vois pas comment quelqu’un peut dire, après coup, ce qui devrait être publiées avec l’œuvre finale et distinguer les artistes suivant ce critère.