• [^] # Re: Ben voyons...

    Posté par . En réponse au journal Non-confession d'un flibustier. Évalué à 2.

    Allons-y doucement
    a) Rien n'oblige un auteur à produire une oeuvre

    Excuse moi mais la notion d’auteur qui n’en n’est pas, pour une œuvre qui n’existe pas... Ben je m’en passerai. Libre à toi de partir dans des considérations métaphysiques si ça te chante. L’auteur d’une œuvre est reconnu comme tel au moment de la création de l’œuvre, avant il n’a aucune existence tout comme l’œuvre.

    Traduction

    Tu te fatigues, c’est écrit en français. « De base » l’auteur n’a pas « tous les droits », il a « un droit de propriété incorporelle » l’étendue de ce droit est très précisément spécifié par la suite. Et ceci, je le répète, n’est vrai que pour le droit d’auteur, pas pour la PI en général, par exemple « l’auteur » d’une invention, c’est-à-dire celui qui la découvre le premier, ne peut revendiquer aucun droit sur un brevet qui décrirait l’invention, seul celui qui a déposé le brevet le peut.

    la PI consisterait à céder (on va virer « libérer » et « mettre à disposition » si tu veux bien) des droits au public.

    Non, on peut céder des droits de façon discriminatoire. De plus Une fois qu'un droit est cédé à un tiers, ce tiers peut à son tour le céder. Exemple :
    Tout le monde peut moyennant quelques euros lire les livres d'Harry Potter, mais seul Warner Bros a le droit de produire les films.
    De plus une personne qui achète le livre (ou l'emprunte à une personne) ne voit pas le "droit de lecture" du livre lui être cédé. Il ne peut donc pas imprimer sa propre version du livre et la revendre à son tour.
    A aujourd'hui il n'existe pas à ma connaissance de moyens légaux pour effectuer une discrimination au sein du public, à part les ages minimum requis pour certaines oeuvres. Mais ca n'a pas toujours été le cas.

    Ah! Je m’étais pas trop gouré, c’est donc bien le mécanisme de licence, contrat ou d’exploitation commerciale que tu décris. Tandis que je parle des fondations de la PI et qu’il s’agissait de ça au début. Là je suis d’accord, cf. mon paragraphe sur le mécanisme de licence (mais c’est applicable dans une certaine mesure au contrat et l’exploitation commerciale). Mais c’est plus de la PI, c’est une manière d’exploiter la PI pour que l’auteur en tire un profit, la PI couvre bien plus que ça. Au passage ma phrase :

    la PI consisterait à céder (on va virer « libérer » et « mettre à disposition » si tu veux bien) des droits au public.

    se voulait être une paraphrase de ce que je comprend de ta pensée. Si tu me dis juste après :

    Non, [...]

    Précise ta pensée et ne m’attribue pas la phrase de départ... ça sert à rien d’argumenter.

    A savoir tous à la base, et presque tous au final.

    Mais arrête de le répéter, ça veut rien dire. Il n’a pas tous les droits. Il a des droits, énumérés et précisément définis. Il ne peut pas faire absolument tout ce qu’il veut de son œuvre.

    Je ne vois pas trop les droits qu'il n'a pas.

    C’est dingue, tu donnes pourtant des exemples plus haut :

    A savoir l'impossibilité de se rétracter de certains contrats d'exploitations accordés précédemment, quelques soucis d'abus de divulgation ou de non divulgation en cas de conflits entre des co-auteurs, et quelques obligations légales de divulgation.

    D’autres exemple : il perd une bonne partie de ses droits lorsque l’œuvre est dans le domaine publique, il ne peut empêcher la critique, la parodie, la citation, entre autres, de son œuvre.

    b) Entre la non réalisation et la non divulgation, on va dire qu'il possède "naturellement" des droits exclusifs et ultimes sur son oeuvre.

    Passons sur la non-réalisation, comme je t’ai dit la métaphysique ne m’intéresse pas. Donc, quels « droits exclusifs et naturels » possèderait-il ?

    Ca n'a rien d'ironique. Comme tu le dis toi-même c'est le but même de la PI. L'auteur transmet des droits (à un éditeur, un producteur, un réal que sais-je) en échange de quoi la loi offre un certain nombre de protections.

    Oui, on est bien d’accord, juste un petit détail : avec ou sans transmission des droits la loi offre les même garanties et les même protections qui sont obtenues à la création. Peut-être qu’il y a des articles qui offrent des protections supplémentaires pour les auteurs qui transmettent leurs droits, mais ce n’est pas le mécanisme général de la PI.

    Là, flemme de sourcer et de structurer mes arguments, mais si ça continue je crois que je vais en faire un journal... ça va plaire... /o\