Et donc, ce qui justifie la restriction de la diffusion est l'économie (pouvoir gagner de l'argent avec son travail). Mais alors, il faut regarder l'argument avec un peu plus de recul.
La diffusion sans restriction de la culture est-elle bénéfique pour les auteurs ? Sans aucun doute : rendre accessible à davantage de personnes leurs œuvres sans aucun coût ni travail supplémentaire leur est profitable. La seule condition pour eux est d’obtenir les moyens de leur subsistance (ce que de toute façon, pour la plupart, les droits d’auteur ne leur permettent pas dans le système actuel).
Nous sommes donc dans une situation très étonnante : le partage et la diffusion illimitée sont dans l’intérêt à la fois des auteurs et du public, mais les échanges sont volontairement restreints (par la loi) à cause d’un problème économique. C’est donc l’économie qui empêche des échanges, que rien ne limiterait par ailleurs. N’y voyez-vous pas un paradoxe ?
Et la cause profonde de ce paradoxe, c'est que l’économie a pour objectif de résoudre les problèmes de rareté. Et que quand les problèmes de rareté sont résolus dans un domaine (où l'abondance est accessible, en particulier pour tout ce qui est numérique), alors l'économie va à l'encontre de ce qui est bénéfique pour la société : pour "gagner de l'argent", il fut restaurer une rareté propice à satisfaire une demande solvable.
[^] # Re: Propriété d'une idée = OSEF
Posté par ®om (site web personnel) . En réponse au journal Non-confession d'un flibustier. Évalué à 6.
Et donc, ce qui justifie la restriction de la diffusion est l'économie (pouvoir gagner de l'argent avec son travail). Mais alors, il faut regarder l'argument avec un peu plus de recul.
La diffusion sans restriction de la culture est-elle bénéfique pour les auteurs ? Sans aucun doute : rendre accessible à davantage de personnes leurs œuvres sans aucun coût ni travail supplémentaire leur est profitable. La seule condition pour eux est d’obtenir les moyens de leur subsistance (ce que de toute façon, pour la plupart, les droits d’auteur ne leur permettent pas dans le système actuel).
Nous sommes donc dans une situation très étonnante : le partage et la diffusion illimitée sont dans l’intérêt à la fois des auteurs et du public, mais les échanges sont volontairement restreints (par la loi) à cause d’un problème économique. C’est donc l’économie qui empêche des échanges, que rien ne limiterait par ailleurs. N’y voyez-vous pas un paradoxe ?
Et la cause profonde de ce paradoxe, c'est que l’économie a pour objectif de résoudre les problèmes de rareté. Et que quand les problèmes de rareté sont résolus dans un domaine (où l'abondance est accessible, en particulier pour tout ce qui est numérique), alors l'économie va à l'encontre de ce qui est bénéfique pour la société : pour "gagner de l'argent", il fut restaurer une rareté propice à satisfaire une demande solvable.
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