Déjà, merci à la FSF Europe pour son action ! Par les temps paranoïaques qui courent, une petite dose de crypto ne fait pas de mal...
Toutefois, après avoir parcouru quelques liens sur le site de la FSFE et de la DCSSI, je me désole de constater la complexité extrème d'une procédure de certification, qui la rend difficilement accessible à des collectifs citoyens ou des associations du type de celles qu'on trouve dans le monde du libre !
Je suis juriste de formation, fonctionnaire de métier, et l'un des gros chantiers sur lesquels je vais avoir à bosser dans les années qui viennent, c'est l'administration électronique et la dématérialisation des procédures, et c'est naturellement que je suis intéressé par les problèmes de signature électronique. Ce qui me parait évident dans cette affaire, c'est qu'elle est actuellement inaccessible au simple particulier, si on veut lui conserver un caractère officiel.
En effet, il parait impensable pour un particulier de supporter la procédure lourde d'une certification, et on se trouve confronté au problème de la reconnaissance des structures cherchant à porter une certification : par exemple, le réseau de confiance des outils de type GnuPG n'est pas du tout adapté à une validation par l'administration française. Qui va être assez dévoué pour se lancer dans cette aventure ?
Au final, quelle va donc être la solution pour un particulier qui ne souhaite pas débourser la somme nécessaire à la certification de sa clé publique par une société privée, et qui veut pouvoir donner un caractère officiel à ses relations électroniques ? Est-ce que nos signatures vont devoir rester limitées à la sphère de la vie privée, faute d'une autorité de certification d'accès libre, gratuite et répondant au haut degré d'exigence de l'Etat français ?
# Encore une procédure simplissime !
Posté par Agarwaen . En réponse à la dépêche GnuPG et OpenSSL officiellement autorisés en France. Évalué à 10.
Toutefois, après avoir parcouru quelques liens sur le site de la FSFE et de la DCSSI, je me désole de constater la complexité extrème d'une procédure de certification, qui la rend difficilement accessible à des collectifs citoyens ou des associations du type de celles qu'on trouve dans le monde du libre !
Je suis juriste de formation, fonctionnaire de métier, et l'un des gros chantiers sur lesquels je vais avoir à bosser dans les années qui viennent, c'est l'administration électronique et la dématérialisation des procédures, et c'est naturellement que je suis intéressé par les problèmes de signature électronique. Ce qui me parait évident dans cette affaire, c'est qu'elle est actuellement inaccessible au simple particulier, si on veut lui conserver un caractère officiel.
En effet, il parait impensable pour un particulier de supporter la procédure lourde d'une certification, et on se trouve confronté au problème de la reconnaissance des structures cherchant à porter une certification : par exemple, le réseau de confiance des outils de type GnuPG n'est pas du tout adapté à une validation par l'administration française. Qui va être assez dévoué pour se lancer dans cette aventure ?
Au final, quelle va donc être la solution pour un particulier qui ne souhaite pas débourser la somme nécessaire à la certification de sa clé publique par une société privée, et qui veut pouvoir donner un caractère officiel à ses relations électroniques ? Est-ce que nos signatures vont devoir rester limitées à la sphère de la vie privée, faute d'une autorité de certification d'accès libre, gratuite et répondant au haut degré d'exigence de l'Etat français ?