• [^] # Re: Et beh...

    Posté par . En réponse au sondage Quelle énergie pour demain ?. Évalué à 2.

    Je ne suis pas vraiment d'accord. Il ne faut pas jeter le nourrisson avec l'eau du bain.
    - Le principale problème de la faim dans le monde, c'est principalement, par manque de moyens (ou d'investissements "non rentables"). La capacité de production mondiale est en mesure d'éradiquer ce fléau. Il y a juste un "petit" problème de répartition.
    - Une bonne part de la superficie des jachères, et de la production de nourriture pour le détaille pourrait être convertie à l'agrocarburant. Même si on n'arrive pas à faire le tours, cela pourrait avoir un impact important sur notre balance économique extérieure, sur notre dépendance stratégique envers une denrée de plus en plus rare et convoitée.
    - Il n'est pas du tout nécessaire d'utiliser des produits chimiques pétroliers pour faire tourner une voiture roulant à l'huile de tournesol brut (tests réalisés sur une Citroën ZX, il y déjà quelques années).
    - Il n'est plus vraiment question de rentabilité. On est face à des enjeux stratégiques. Si nous sommes les derniers à développer les filières vertes, nous serons les derniers sur les nouveaux marchés de l'énergie et certainement les derniers à en tirer profit économiquement, car encore dépendant d'industries étrangères. Je crois que les Allemands et les Brésiliens on compris ça mieux que nous.
    De plus, la notion de rentabilité, associé à une production basé sur des ressources en phase de disparition, est un peu .... étrange. En tout cas pour moi, c'est de l'ordre du non sens.

    Par contre la préoccupation que l'on doit avoir envers cette forme d'énergie renouvelable, c'est d'en encadrer strictement les modes de production (pourquoi pas du véritable BIO-carburant) pour ne pas tomber dans des aberrations écologiques et économiques (combien coûte l’assainissement des nappes phréatiques ? ....)