• # durabilité du support et importance des données

    Posté par . En réponse à la dépêche Richard Stallman donne son avis sur les e‐books. Évalué à 3.

    Bonjour,

    Il est clair que les livres anciens sont beaucoup plus pérennes et faciles à lire que nos galettes et disques durs actuels. D'un autre côté, combien d'ouvrages nous sont-ils parvenus par-delà les siècles ? Probablement très peu, la plupart ayant été brûlés, pourri, effrités, imprimés sur papier de mauvaise qualité ou ayant pris l'eau dans un sac à dos :o) Surtout des ouvrages confectionnés avec des matériaux de grande qualité ont réussi à supporter le voyage. Quelle proportion de nos supports modernes seront encore présents et en état d'être lus dans 500 ans ? En avons-nous d'une qualité équivalente, dispositif de lecture mis à part ?

    Autre point important à mes yeux : l'importance des données sur le support. Lire un ouvrage éphémère "à la mode" qui ne m'intéressera plus dans deux ans peut bien être dans un format que je ne saurai plus ouvrir dans 10 ou 15 ans.
    Kindle constitue, je trouve, l'exemple parfait de ce type d'usage : des trucs vite achetés, vite lus et vite oubliés qu'on se fiche de ne plus pouvoir ouvrir ou de en pas pouvoir prêter. Une vision court-termiste de la part d'Amaz0n qui cherche à maximise des ventes rapides et en gros volume en bourrant les fichiers de DRM jusqu'à la gueule. La plupart des possesseurs de Kindle ne chercheront, à mon sens, même pas à contourner le système de DRM car l'ouvrage en question cessera de les intéresser avant qu'ils y parviennent... Au pire il remettront la main à la poche pour racheter un second e-exemplaire super mieux car en kouleurs 3D sur le SuperKindle DS ou... un exemplaire papier.

    Pour ma part je préfère encore - et de loin - le papier pour les choses importantes, mes fiches de paie au hasard que je devrais ressortir dans 30 ans s'il y a encore moyen de prendre sa retraite. Je ne me dispense pour autant pas pour autant de les numériser, car elles pâlissent, mais sans garantie de pouvoir ré-ouvrir le fichier d'ici 3 décennies.

    Conclusion toute personnelle : on n'a pas encore fait mieux que le support papier pour la durée de lisibilité des données importantes mais il ne faut pas désespérer. Quand aux documents qu'on ne souhaite pas forcément garder un bon vieux .pdf, .html ou même .txt faciles à lire et à dupliquer font très bien l'affaire. Je n'ai pas encore essayé le .epub mais ça viendra.

    Et la question futile de circonstance pour finir : le papier peut-il être considéré comme un format / un support libre, à votre avis ?

    Ad hoc et ab hac