• # Petite devinette

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Énergie nucléaire et bon sens. Évalué à 5.

    L’accident de Fukushima amène la statistique mondiale des accidents graves de réacteurs nucléaires à un niveau bien au dessus de l’objectif généralement visé, c'est-à-dire moins d’un accident par cent mille ans-réacteur. La répétition tous les trente ans environ de telles catastrophes est évidemment inacceptables pour les sociétés contemporaines, et il est impératif de faire à nouveau avancer la sûreté des technologies nucléaires. (...) Malheureusement, trente ans plus tard, l’accident de Fukushima attire l’attention sur plusieurs éléments inquiétants, d’un point de vue scientifique :

    • Si à l’échelle internationale, une majorité de réacteurs à eau légère a fait l’objet de modifications au cours du temps pour prendre en compte les principaux résultats de ces programmes de recherche, dans le cadre de démarches de progrès permanent de sûreté, cette démarche a loin d’avoir été systématique. La question se pose des raisons pour lesquelles ces connaissances acquises n’ont pas été pleinement mises en application.

    • Cela a été une pratique courante, jusqu’ici, de ne pas tenir compte des évènements, ou combinaisons potentiels à très faible probabilité supposée pouvant constituer des initiateurs d’accidents graves. Cette pratique peut être mise en doute lorsqu’elle est appliquée à des technologies, développées pour la plupart il y a plus d’un demi siècle, qui ne prennent pas en compte à la conception les conséquences d’un accident grave : bien qu’il en résulte des résultats favorables en termes probabilistes, cela revient en fait à accepter par avance de courir un risque, très faible mais aussi inéluctable si les circonstances en sont réunies, de dommages très importants à la société, avec notamment la perte possible de vastes territoires autour d’un nucléaire accidenté. Cette pratique peut aussi conduire à se contenter d’investigations scientifiques insuffisantes pour caractériser les aléas et autres évènements qui peuvent être la source de tels scénarios accidentels.

    • Les connaissances existantes des effets des expositions chroniques de l’homme ou d’écosystèmes à de faibles doses de radiations restent aujourd’hui incomplètes et fragmentaires. Cet état de fait rend plus difficile la tâche de gérer les situations postaccidentelles dans les territoires concernés par d’importants rejets radioactifs, d’un point de vue de l’acceptabilité de décisions prises par les autorités compétentes.

    De qui est cette prose d'après vous ? d'un vil écologiste diabolisant le nucléaire ou du directeur général de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire Jacques Repussard ?

    Réponse sur http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/06/fukushima-le-japon-le-mit-et-lirsn-tirent-de-premi%C3%A8res-le%C3%A7ons.html

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