• [^] # Re: irl

    Posté par . En réponse au journal Omerta et censure !. Évalué à 3.

    hahaha :)
    spa faux

    Mais ce n'est pas partisan, la gauche ayant aussi un passif là dessus : les emplois jeunes dans la police ont participé à cette descente de la qualité de l'accueil dans les commissariats. Des flics au rabais, jeunes, mal formés. Résultât. Cela existait certainement avant, et cela existe après. (Un vieux commissaire m'a dit un jour "on ne sait pas quoi en faire, de ces cowboys" à propos de ces jeunes passés précocement dans les b.a.c). Ce ne sont pas plus non les jeunes en cause, ils ne doivent pas être pire que les générations précédentes : il faut du temps avant de pouvoir assumer un tel métier, certainement.

    Le reflexe politique parce que je crois la réponse politique, et non dans les commissariats eux mêmes.

    L'accueil des victimes est un métier complet, différent du maintiens de l'ordre, demandant d'autres compétences. Or cette place est souvent donnée selon des choix contestables, pour peu que les moyens soient mis plus équitablement. C'est de la branlette de croire qu'un jeune, ou quelqu'un de léger, peut faire cela. Que ça soit en école, en formation, ou sur le terrain, ces métiers demandent certainement plusieurs années avant qu'un personnel soit efficace. C'est normal et logique.

    Or nous sommes dans une histoire, pour la police, d'un traitement de la délinquance quasiment uniquement. Il serait temps de passer à l'échelle au dessus et de voir que la police est aussi le premier traitement des victimes (et peut être le plus important, pour des affaires comme celle ci).

    Il est anormal qu'un(e) jeune de 20 ans avec un an (et/ou un autre à venir) de formation soit balancé(e) à de telles responsabilités. Ne pas se dire qu'il faut 5 ans réels de formation(s) (panache terrain / école [j'verrai bien un rythme : 1 an école > un an terrain > 2 ans école > diplôme + responsabilité], qu'avant ces cinq ans un personnel ne peut pas faire telle ou telle tâche, c'est aller vers une police au rabais. Une police au contact du public, et des victimes, au niveau des pâquerettes. Ce que nous avons aujourd'hui.

    Il semble aussi que la police doivent s'ouvrir aux non_policiers et être en capacité d'engager, sur certaines taches, des personnels venus d'autres horizons. Où l'âge permet de s'assurer rapidement de l'engagement d'une part, et d'autre part des compétences transverses et complémentaires. Typiquement des civils quadra, pour l'accueil le triage et le second accueil (...) La police ne devrait vraiment pas être que le lieu du traitement de la délinquance, au rabais qui plus est. Toujours sans gants : c'est le cas aujourd'hui. La police traite la délinquance mais ne peut pas accueillir les victimes (ni gratter sur le "doré", tiens...).

    (//humour : peut être que la diff police gendarme, c'est que ces derniers apprennent d'abord à être calmes, posés, et réfléchis...)

    Donc, oui, la réponse est politique car le problème n'est pas policiers mais politiques.