• [^] # Re: Combat d'arrère garde

    Posté par . En réponse à la dépêche L'Union des Photographes veut la mort du Libre. Évalué à 10.

    Des métiers [...] se marginalisent [...] c'est le cas des photographes. Il
    en restera quelques-uns comme il reste des selliers, des potiers, des souffleurs
    de verre

    Cela me semble bien trop simple et au contraire, je ne pense pas que le métier de photographe soit proche de la fin.

    Le métier de photographe, cela ne signifie pas uniquement partir 3 semaines au Népal, revenir avec de superbes photos et prier pour trouver un magazine qui voudra bien payer pour diffuser son reportage photo.

    Une bonne partie du travail de photographe, ce qu'ils appellent souvent de "l'alimentaire", c'est tout simplement répondre à la rédaction d'une revue sur une demande précise comme "on a besoin de 5 photos pour illustrer notre article sur le service pédiatrique de l'hôpital du coin", le photographe y va, fais ses 150 photos, qu'il envoie à la rédaction qui en sélectionne 5, le photographe est payé pour la commande.

    Ce principe fonctionne aussi avec des agences de relation presse qui lors de la nomination de Thierry Ducros à la direction générale des usines Tourneporc, font réaliser un reportage sur lui pour une publication en interne de la société.

    Et dans le genre "commande", il y a le fameux "photographe de mariage", certes concurrencé par le cousin Kevin et son nouveau réflex Nikon qu'il a eu à Noël (sauf que Kevin ne sait pas trop comment éviter les yeux rouges, tant pis pour la mariée).

    Bref, on ne "commande" pas ce genre de reportage à des amateurs, le métier de photographe ne disparaîtra pas tant qu'il y aura ce type de demande.

    En tant qu'éditeur de logiciel de galerie photo pour le web (Piwigo) et hébergeur de galerie photo (Piwigo.com) je côtoie depuis longtemps le métier de photographe et il me semble clair que d'un point de vue qualitatif, on trouve des amateurs qui font largement aussi bien que des professionnels sur les sujets qu'ils ont choisi de traiter (très souvent, c'est des paysages, les oiseaux, la vie des pucerons sur les feuilles avec de la rosée...). Et là effectivement, si une revue a juste besoin d'une illustration d'une montagne avec le soleil couchant, elle trouvera sans problème de la super qualité sans passer par un pro et donc à des prix ridicules. Là où l'amateur ne suivra jamais, c'est dans la réalisation d'une commande.