• [^] # Re: C'est a dire

    Posté par . En réponse au journal SL2011 : Entretien avec Alfonso, Directeur de la Stratégie Interopérabilité chez Microsoft. Évalué à 3.

    Notes que je ne réponds pas qu’à toi mais aussi au commentaire de CrEv.

    Oh! Si tu veux n’hésite pas à me présenter un site de news sur l’opensource et à me sortir des stats. plus en faveur de Microsoft. J’avoue ne pas en lire beaucoup, toutefois tu vas te faire fort de corriger cette lacune. Au passage *linux*fr parle pas mal de BSD, de logiciels libres, ou non libres d’ailleurs, les dépêches sont plutôt assez ouvertes. Le fait est qu’une très grande partie du monde Linux fait partie du monde du libre, et de même je ne crois pas qu’il y ait tant de logiciel que ça, en proportion, qui tourne sous Windows exclusivement (Framasoft doit plus ou moins les recenser d’ailleurs).

    Alors effectivement je ne compte pas en ligne de code, ce serait amusant à faire d’ailleurs. J’aurais une gentoo que j’aurais fait une petit « wc -l » bien placé histoire de rigoler un peu.

    En tout cas en nombre de projet je crois que si tu ne donnes pas une liste beaucoup, mais alors vraiment beaucoup plus longue, on pourra aisément dire, sur la base des interrogations que j’ai soulevées et qui restent en suspens, que Microsoft est anecdotique dans le monde du libre. Je me vois mal faire une liste des milliers de projets libres qui existent, ni comparer le nombre en ligne de code avec ceux de Microsoft. Mais si Microsoft avait du poids en tant que contributeur, il aurait aussi du poids dans les orientations prises dans le libre. Par raisonnement par l’absurde : ça n’est pas le cas. De plus tu ne m’expliques pas par quels phénomènes insensés aucun code intéressant ne saurait être exporté sous Linux, le logiciel libre étant ce qu’il est. Pourquoi Microsoft ne s’intéresse-t-il pas à Linux, noyau phare du libre, en tant qu’acteur non anecdotique, c’est un minimum, tu ne crois pas ? Toutes ces interrogations font que l’hypothèse d’un contributeur du libre, autre qu’infime, ne tient pas vraiment.

    Tu demandes qu’elles sont les sociétés qui font plus que Microsoft. Moi, je te réponds : « toutes celle qui ont plus de poids décisionnaires », parce que contributeur ⇒ décideur dans le libre. Don(c|t) celles que j’ai citées. Force est de constater que Microsoft passe après quelqu’uns des gros contributeurs, et que ses contributions, sans être nulles, ne peuvent alors qu’être anecdotiques. Mais encore un fois, on se limite artificiellement aux seules contributions d’entreprises.

    Toutefois, je me répète, la notion d’infime, implique une proportion, relativement à la contribution totale. La réalité est que tu as donné une liste de projets qui se comptent sur les doigts de nos deux mains. Tu as pourtant une petite idée de la richesse du monde libre, il me semble. Comment peux-tu prétendre que la contribution de Microsoft n’est pas anecdotique avec si peu ?

    Et alors quand à savoir si les gens de linuxfr utilise ou pas le code libre de chez Microsoft. Je peux aussi devenir le plus gros contributeur au libre dès demain, si tu y tiens, avec l’aide de /dev/random, à un moment donné il faut que le code soit utilisé ! Alors je veux bien que la population linuxfrienne soit partielle et partiale, encore une fois n’hésite pas à m’en donner une autre à me mettre sous la dent. De plus, comme ça a été souligné, faire du libre, c’est travailler en communauté, si Microsoft monte ces petits projets dans son coin (essentiellement des projets qui consiste à « l’interopérabilité » avec leurs solutions-tout-ce-qu’il-y-a-de-plus-proprio de ce que je comprends, mais arrête moi dans le cas contraire), alors je vois mal comment sa contribution peut être considérée comme non-infime, même si en terme de ligne de code c’était effectivement le cas.

    Maintenant juste par curiosité, qu’elle est la proportion de code libre produit par Microsoft par rapport à sa production totale ?