Certes, néanmoins je pense que c'est justement le fait d'avoir ces deux visions qui porte.
je suis assez d'accord avec cette affirmation. En fait, le logiciel libre ce n'est pas Torvalds vs Stallman (pour reprendre un titre un peu plus haut), c'est bien Torvalds ET Stallman.
On a d'un côté le technicien organisateur qui ne jure que par la technique (pragmatique), de l'autre, le défenseur des valeurs, le père fondateur, le politique. Les deux individus, se complètent très bien: chacun se concentre sur ce qu'il sait faire. Le code source relie les deux.
Je ne pense pas que Linus Torvalds ait pu avoir autant de succès ni de réussite technique s'il était parti de rien: c'est à dire, sans les outils GNU mais également sans un exemple concret de développeurs qui essayent de construire un système d'exploitation en collaboration, à partir de rien.
Pour aller plus loin, Linus Torvalds indique qu'il a déjà travaillé sur des licences commerciales et que ça ne l'a pas gêné. On peut donc imaginer que s'il avait trouvé des conditions adéquates à son intérêt personnel dans un développement "ouvert" (comme dans open source) mais propriétaire d'un noyau, Linux serait peut-être aujourd'hui un noyau certes techniquement bon (en regard des capacités de l'auteur du code) mais fermé et utilisé, au hasard, par une grosse boîte de téléphonie mobile. Je pense que, dans ces conditions, c'est le noyau HURD qui aurait rallié l'intérêt global et qu'on ne parlerait plus que du système d'exploitation GNU (ou qu'on en parlerait peut-être pas du tout).
A l'inverse, c'est sans doute par ce côté pragmatique et décomplexé des valeurs que le développement du noyau Linux connaît autant de succès avec, notamment, la reconnaissance par le monde commercial qui aurait sans doute été moins facile à obtenir avec l'approche très éthique du projet GNU.
Pour terminer, même s'ils ne s'apprécient sans doute pas trop l'un l'autre, nous avons tous besoin du travail de RMS et de LT...
[^] # Re: Concernant le pragmatisme
Posté par Médéric RIBREUX (site web personnel) . En réponse à la dépêche Linus Torvalds : l’interview anniversaire des 20 ans du noyau. Évalué à 10.
Hello,
je suis assez d'accord avec cette affirmation. En fait, le logiciel libre ce n'est pas Torvalds vs Stallman (pour reprendre un titre un peu plus haut), c'est bien Torvalds ET Stallman.
On a d'un côté le technicien organisateur qui ne jure que par la technique (pragmatique), de l'autre, le défenseur des valeurs, le père fondateur, le politique. Les deux individus, se complètent très bien: chacun se concentre sur ce qu'il sait faire. Le code source relie les deux.
Je ne pense pas que Linus Torvalds ait pu avoir autant de succès ni de réussite technique s'il était parti de rien: c'est à dire, sans les outils GNU mais également sans un exemple concret de développeurs qui essayent de construire un système d'exploitation en collaboration, à partir de rien.
Pour aller plus loin, Linus Torvalds indique qu'il a déjà travaillé sur des licences commerciales et que ça ne l'a pas gêné. On peut donc imaginer que s'il avait trouvé des conditions adéquates à son intérêt personnel dans un développement "ouvert" (comme dans open source) mais propriétaire d'un noyau, Linux serait peut-être aujourd'hui un noyau certes techniquement bon (en regard des capacités de l'auteur du code) mais fermé et utilisé, au hasard, par une grosse boîte de téléphonie mobile. Je pense que, dans ces conditions, c'est le noyau HURD qui aurait rallié l'intérêt global et qu'on ne parlerait plus que du système d'exploitation GNU (ou qu'on en parlerait peut-être pas du tout).
A l'inverse, c'est sans doute par ce côté pragmatique et décomplexé des valeurs que le développement du noyau Linux connaît autant de succès avec, notamment, la reconnaissance par le monde commercial qui aurait sans doute été moins facile à obtenir avec l'approche très éthique du projet GNU.
Pour terminer, même s'ils ne s'apprécient sans doute pas trop l'un l'autre, nous avons tous besoin du travail de RMS et de LT...