Je trouve que le web of trust est une chouette idée quand elle est en phase ascendante. La confiance augmente de plus en plus. Mais en phase de crise comme ici, ca se casse joliment la figure.
Je raye de ma liste le root du serveur ftp. on ne peut pas lui faire confiance. Je raye aussi tout ceux qui lui ont fait confiance jusque là. Je raye aussi tous ceux qui ont été en contact avec les gens rayés. Et ainsi de suite.
Au final, je décide de couper en petit morceaux mon cable réseau. ;)
Il me semble que dans IRL, on a un système beaucoup plus sain. On ne fait pas confiance à la probité des individus, on fait confiance à la multitude.
Les gens sont faillibles. Mais les méchants sont peu nombreux.
Il est très difficile de s'attaquer à l'urne du bureau de vote car la vigileance est répartie sur la multitude. On fait baisser la pression sur les individus en évitant le plus possible la centralisation.
Autres exemples:
les exécutions aux USA: trois bourreaux pour une seringue efficace.
Système de protection de nolog: trois personnes doivent être réunies pour déverouiller l'accés aux logs.
En pratique, je ne pense donc pas que j'ai envie de reposer sur Martin Schulze, Twate, ou Fabien Penso. Je vais au contraire choisir au hasard deux personnes inconnues (un hurdiste malais et un windozien unijambiste) et leur proposer une association. On s'occupera entre nous de la sécurité de nos machines et on tachera d'être vigileants ensemble, en se méfiant entre nous.
Comment baser de la confiance sur de la méfiance ?
On va avoir besoin de se réunir dans un lieu sûr, sécurisé, audité, clos, déconnecté du monde, franc.
L'association a juste besoin d'un lieu de réunion.
On n'a pas besoin d'information fiable, d'une autorité, d'un reseau, d'un secret, d'un point central. On veut notre local.
Je ne vois pas encore de tels lieux apparaitre. Les first jeudis ne sont qu'une approche.
[^] # Re: gpg ???
Posté par cornofulgur . En réponse à la dépêche Cheval de troie dans OpenSSH. Évalué à 2.
Je raye de ma liste le root du serveur ftp. on ne peut pas lui faire confiance. Je raye aussi tout ceux qui lui ont fait confiance jusque là. Je raye aussi tous ceux qui ont été en contact avec les gens rayés. Et ainsi de suite.
Au final, je décide de couper en petit morceaux mon cable réseau. ;)
Il me semble que dans IRL, on a un système beaucoup plus sain. On ne fait pas confiance à la probité des individus, on fait confiance à la multitude.
Les gens sont faillibles. Mais les méchants sont peu nombreux.
Il est très difficile de s'attaquer à l'urne du bureau de vote car la vigileance est répartie sur la multitude. On fait baisser la pression sur les individus en évitant le plus possible la centralisation.
Autres exemples:
les exécutions aux USA: trois bourreaux pour une seringue efficace.
Système de protection de nolog: trois personnes doivent être réunies pour déverouiller l'accés aux logs.
En pratique, je ne pense donc pas que j'ai envie de reposer sur Martin Schulze, Twate, ou Fabien Penso. Je vais au contraire choisir au hasard deux personnes inconnues (un hurdiste malais et un windozien unijambiste) et leur proposer une association. On s'occupera entre nous de la sécurité de nos machines et on tachera d'être vigileants ensemble, en se méfiant entre nous.
Comment baser de la confiance sur de la méfiance ?
On va avoir besoin de se réunir dans un lieu sûr, sécurisé, audité, clos, déconnecté du monde, franc.
L'association a juste besoin d'un lieu de réunion.
On n'a pas besoin d'information fiable, d'une autorité, d'un reseau, d'un secret, d'un point central. On veut notre local.
Je ne vois pas encore de tels lieux apparaitre. Les first jeudis ne sont qu'une approche.