• [^] # Re: Article nul

    Posté par . En réponse au journal [ HS ] : Pourquoi le gouvernement fait le choix d’une électricité chère et dangereuse. Évalué à 2.

    Même si c'était vrai (ce n'est pas le cas)

    Hum, ce point reste à être clairement démontré. Disons que je suis d'accord avec le point de vue, logiquement, puisque pensant que ce sujet devrait être régalien. Mais d'un point de vue d'une société libérale de marché, ou de l'entre deux actuel, cela reste vraiment à démontrer, car la réalité des coûts globaux n'est même pas connue (rendue publique). D'abord la recherche : celle ci est dévolue en grande partie à l'état. Ensuite, l'après productif, où la chaîne de démantèlement souffre encore aujourd'hui d'estimation fiable (et même ici, chez nous, les exemples de ré-évaluation de ce coût, en cours, existent...) Enfin la majeure partie de ce coût est aussi assurée par l'état. Nous sommes donc, objectivement, avec une double facture d'électricité : d'une part la classique, notre "consommation et abonnement chez l'opérateur", et d'autre part une partie de l'ensemble des autres coûts, partie intégrée aux impôts. Or dans un système purement de marché, c'est bien la totalité des coûts qui seraient intégrés sur la seule facture, sur le seul contrat opérateur abonnés. Qu'il ne soit pas possible, ou difficile, aujourd'hui, de pouvoir évaluer (ou de pouvoir donner l'évaluation) des prix hors abonnements, ne peut pas faire dire que "l'électricité nucléaire est moins chère" (pas plus qu'il ne peut faire dire l'inverse)

    zéro morts.

    Non, deux morts. Deux employés, les premiers en fait, partis voir les turbines du numéro 4.

    Et puis surtout, il ne faut pas se focaliser sur le nombres de morts à l'instant i, ni à i+x, c'est 'secondaire'. Tout comme les cancers développés ensuite, secondaires également (désolé). A la limite sur les conséquences sur la descendance des personnels et de la population exposées. Ce qui importe plus, il me semble, n'est pas de savoir x morts à t+ comparé à d'autres techno, mais bien la terre elle même. Et pas en tant qu'utopiste, mais en tant qu'exploitant. La zone interdite (de 20 km autour de la centrale, à l'heure actuelle, par le gouvernement japonais. Les autorités françaises et internationales semblent recommander au moins 30km) est une zone condamnée pour au bas mot 50 ans. 50 ans avant de pouvoir reconstruire, ré-habiter et ré-exploiter... (et bien plus pour l'exploitation agricole locale). Et ça, objectivement, aucune autre techno n'arrive à la cheville. Arriver à condamner de tels territoires, à la fois pour la terre elle même et à la fois pour l'exploitation humaine dessus, pour une catastrophe non_majeure (du point de vue de cette techno : plus qu'un accident, moins qu'une cata majeure), ça tape du score. Du gros score.