Tout le monde est d'accord sur ce point. Encore une fois il faut arriver à évaluer rationnellement qu'elle est la moins mauvaise des solutions.
Oui, et c'est compliqué. Nous avons des risques minimes et des conséquences catastrophiques. On a évité le pire à Fukushima, je ne sais pas s'il faut clamer de partout: "on a 0 morts! on a 0 morts!". C'est bien, très bien, et j'en suis heureux. Néanmoins le risque a été très présent.
Et ce risque est très fortement pris en compte dans certains cas (pourquoi construit on des centrales loin de tout? Si elles sont si sûres, pourquoi ne les avons nous pas construites à très proche proximité des centres villes? Mention spéciale à celle de Chooz en France), et que ce risque est absolument esquivé ensuite (mais non, regardez, il y a moins de morts avec une centrale qu'avec une explosion comme AZF ou n'importe quelle centrale chimique).
On nous a dit qu'il n'y a aucun risque, que ce n'est pas polluant et que c'est le meilleur choix. Le problème, et les matheux le savent, c'est qu'un chiffre très petit (le risque) multiplié par un chiffre très grand (la gravité de la conséquence) peut donner un résultat très petit, proche de 1, ou très grand. Et si on ne se met autour d'une table à discuter des valeurs de ces petits ou de ces grands chiffres, la discussion peut durer des heures.
Je suis en train de relire "devenez savants, devenez prophètes" de Charpak. Très intéressant pour la partie sur le nucléaire. Il indique qu'il s'agit d'une énergie sûre, et que bon, même si la menace terroriste existe, les stocks de missiles sont suffisants pour pouvoir démolir n'importe quel avion avant qu'il rentre dans une centrale!!! Pour un scientifique, je trouve cette réponse tout de même plus que légère; qui décide d'envoyer des missiles? Dans quelle situation? Et en cas d'erreur? Et ces missiles, qui les maintient en état opérationnel? Et les gens dans l'avion, on les tue, hop, comme ça? Mais le plus grave, c'est que c'est bien beau de s'occuper des terroristes, mais quid des phénomènes naturels? On dit comme avant Fukushima: "ménon, ça n'arrivera jamais"?
[^] # Re: Article nul
Posté par octane . En réponse au journal [ HS ] : Pourquoi le gouvernement fait le choix d’une électricité chère et dangereuse. Évalué à 1.
Oui, et c'est compliqué. Nous avons des risques minimes et des conséquences catastrophiques. On a évité le pire à Fukushima, je ne sais pas s'il faut clamer de partout: "on a 0 morts! on a 0 morts!". C'est bien, très bien, et j'en suis heureux. Néanmoins le risque a été très présent.
Et ce risque est très fortement pris en compte dans certains cas (pourquoi construit on des centrales loin de tout? Si elles sont si sûres, pourquoi ne les avons nous pas construites à très proche proximité des centres villes? Mention spéciale à celle de Chooz en France), et que ce risque est absolument esquivé ensuite (mais non, regardez, il y a moins de morts avec une centrale qu'avec une explosion comme AZF ou n'importe quelle centrale chimique).
On nous a dit qu'il n'y a aucun risque, que ce n'est pas polluant et que c'est le meilleur choix. Le problème, et les matheux le savent, c'est qu'un chiffre très petit (le risque) multiplié par un chiffre très grand (la gravité de la conséquence) peut donner un résultat très petit, proche de 1, ou très grand. Et si on ne se met autour d'une table à discuter des valeurs de ces petits ou de ces grands chiffres, la discussion peut durer des heures.
Je suis en train de relire "devenez savants, devenez prophètes" de Charpak. Très intéressant pour la partie sur le nucléaire. Il indique qu'il s'agit d'une énergie sûre, et que bon, même si la menace terroriste existe, les stocks de missiles sont suffisants pour pouvoir démolir n'importe quel avion avant qu'il rentre dans une centrale!!! Pour un scientifique, je trouve cette réponse tout de même plus que légère; qui décide d'envoyer des missiles? Dans quelle situation? Et en cas d'erreur? Et ces missiles, qui les maintient en état opérationnel? Et les gens dans l'avion, on les tue, hop, comme ça? Mais le plus grave, c'est que c'est bien beau de s'occuper des terroristes, mais quid des phénomènes naturels? On dit comme avant Fukushima: "ménon, ça n'arrivera jamais"?