Le pb est qu'il n'ose pas encore dire ce pour quoi il est
Si, il le dit très clairement. Il a écrit des bouquins complets à ce sujet. Notamment ses deux derniers : L'autre gauche et Qu'ils s'en aillent tous.
Idéologiquement, pour résumer, il (et le PG) est socialiste (dans la tradition de la Révolution Française, de la Commune de Paris, de Jaurès, etc), écologique (façon écologie politique qui est fortement liée aux questions sociales, pas environnementaliste façon EE/LV ou capitaliste vert façon PS), et républicain (façon Révolution Française tendance jacobine, donc assez centralisée, et laïque, et évidemment pour un régime parlementaire).
Stratégiquement, il sait parfaitement (et tout le PG, et même le Front de Gauche) que le PS ne connaît qu'une seule chose au moment de négocier : le rapport de force. Donc, soit nous passons en tête de la gauche (plan A), soit nous sommes derrière avec un bon score et nous demandons suffisamment de députés (à la hauteur des % de premier tour) pour pouvoir influer directement, c'est-à-dire avoir un rapport de force suffisant à l'assemblée nationale (plan B). C'est l'erreur qu'ont commise le PCF et les Verts dans la gauche plurielle, le PS était quasiment majoritaire seul à l'assemblée nationale, il pouvait graisser la pâte du PCF ou des Verts successivement, suivant les dossiers, et donc faire passer tout ce qu'il voulait. Le PCF et les Verts gardent un très mauvais souvenir de cette période et ne commettront plus cette erreur. Et en tout état de cause à l'heure actuelle, hors de question de participer à un gouvernement PS vu les orientations politiques qui sont prises. On en revient à ce que je disais plus haut sur la (non-)concertation sur les programmes de la part du PS.
[^] # Re: Rocard dans toute sa splendeur
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Rocard. Évalué à 3.
Si, il le dit très clairement. Il a écrit des bouquins complets à ce sujet. Notamment ses deux derniers : L'autre gauche et Qu'ils s'en aillent tous.
Idéologiquement, pour résumer, il (et le PG) est socialiste (dans la tradition de la Révolution Française, de la Commune de Paris, de Jaurès, etc), écologique (façon écologie politique qui est fortement liée aux questions sociales, pas environnementaliste façon EE/LV ou capitaliste vert façon PS), et républicain (façon Révolution Française tendance jacobine, donc assez centralisée, et laïque, et évidemment pour un régime parlementaire).
Stratégiquement, il sait parfaitement (et tout le PG, et même le Front de Gauche) que le PS ne connaît qu'une seule chose au moment de négocier : le rapport de force. Donc, soit nous passons en tête de la gauche (plan A), soit nous sommes derrière avec un bon score et nous demandons suffisamment de députés (à la hauteur des % de premier tour) pour pouvoir influer directement, c'est-à-dire avoir un rapport de force suffisant à l'assemblée nationale (plan B). C'est l'erreur qu'ont commise le PCF et les Verts dans la gauche plurielle, le PS était quasiment majoritaire seul à l'assemblée nationale, il pouvait graisser la pâte du PCF ou des Verts successivement, suivant les dossiers, et donc faire passer tout ce qu'il voulait. Le PCF et les Verts gardent un très mauvais souvenir de cette période et ne commettront plus cette erreur. Et en tout état de cause à l'heure actuelle, hors de question de participer à un gouvernement PS vu les orientations politiques qui sont prises. On en revient à ce que je disais plus haut sur la (non-)concertation sur les programmes de la part du PS.