Dites moi si je me trompe, mais on doit séparer propriété intellectuelle et revenus induits par cette propriété.
Les symphonies de Beethoven, c'est Beethoven qui les a écrites, pas Machin ou Bidule. Que la possible exploitation commerciale de l’œuvre cesse passée une certaine limite après sa publication ou la mort de son auteur n'empêche pas que la propriété intellectuelle est toujours celle de l'auteur.
Pareil pour le code. Admettons que j'arrive à pondre une super machin qui roxe les mamans ours. Je le place sous GPL. J'en suis l'auteur initial. Je me fais des thunes avec durant une certaine période (à définir, après ma mort, après la première version disponible au public, dès le premier commit dans un repo de la BNF, etc). Passé le délai légal, je ne peux plus en tirer de bénéfices pécuniaires. Mais j'en reste l'auteur initial, j'en ai toujours la propriété intellectuelle, ainsi que tous les autres auteurs ayant contribué à ce programme. Cette propriété que je partage avec eux.
Pourquoi ce code, passé les années de potentielle exploitation commerciale devrait-il perdre sa licence au profit d'un machin du domaine public. Et pourquoi ce code, celui de David Brownell devrait perdre sa licence GPL pour tomber dans le domaine public ? Non et non, son code, même après sa mort est GPL. Cela n'empêche en rien sa réutilisation. Il a choisit de coder sous GPL, il est normal que son code lui survive sous cette forme.
Je ne crois avoir lu nulle part que le principe de copyleft était antinomique avec celui la propriété intellectuelle. Une PI est inaliénable. Par contre, une exploitation commerciale doit être réglementée.
Je ne vois pas pourquoi il n'en serait pas de même avec toute œuvre de l'esprit. Bouquin, musique, cinéma, tout. Passé un certain délai, plus d'exploitation commerciale, on garde la licence posée initialement par l'auteur (Il a aussi le droit de mettre son flim sous licence "cc-pas-libre") mais il ne peut plus générer d'argent.
Quand a ceux qui auront choisi une licence ne permettant pas la redistribution de leurs œuvres, tant pis pour eux, elle ne seront pas pérennisées puisque librement redistribuables et seront vouées à l'oubli, quelque part sur une étagère poussiéreuse. Et cela ne sera peut-être pas un mal pour la civilisation.
[^] # Re: Propriété intellectuelle, brevets, droits d'auteurs et droits voisins
Posté par Fopossum . En réponse au journal Extension de la protection des œuvres musicales. Évalué à -1.
Euh....
Dites moi si je me trompe, mais on doit séparer propriété intellectuelle et revenus induits par cette propriété.
Les symphonies de Beethoven, c'est Beethoven qui les a écrites, pas Machin ou Bidule. Que la possible exploitation commerciale de l’œuvre cesse passée une certaine limite après sa publication ou la mort de son auteur n'empêche pas que la propriété intellectuelle est toujours celle de l'auteur.
Pareil pour le code. Admettons que j'arrive à pondre une super machin qui roxe les mamans ours. Je le place sous GPL. J'en suis l'auteur initial. Je me fais des thunes avec durant une certaine période (à définir, après ma mort, après la première version disponible au public, dès le premier commit dans un repo de la BNF, etc). Passé le délai légal, je ne peux plus en tirer de bénéfices pécuniaires. Mais j'en reste l'auteur initial, j'en ai toujours la propriété intellectuelle, ainsi que tous les autres auteurs ayant contribué à ce programme. Cette propriété que je partage avec eux.
Pourquoi ce code, passé les années de potentielle exploitation commerciale devrait-il perdre sa licence au profit d'un machin du domaine public. Et pourquoi ce code, celui de David Brownell devrait perdre sa licence GPL pour tomber dans le domaine public ? Non et non, son code, même après sa mort est GPL. Cela n'empêche en rien sa réutilisation. Il a choisit de coder sous GPL, il est normal que son code lui survive sous cette forme.
Je ne crois avoir lu nulle part que le principe de copyleft était antinomique avec celui la propriété intellectuelle. Une PI est inaliénable. Par contre, une exploitation commerciale doit être réglementée.
Je ne vois pas pourquoi il n'en serait pas de même avec toute œuvre de l'esprit. Bouquin, musique, cinéma, tout. Passé un certain délai, plus d'exploitation commerciale, on garde la licence posée initialement par l'auteur (Il a aussi le droit de mettre son flim sous licence "cc-pas-libre") mais il ne peut plus générer d'argent.
Quand a ceux qui auront choisi une licence ne permettant pas la redistribution de leurs œuvres, tant pis pour eux, elle ne seront pas pérennisées puisque librement redistribuables et seront vouées à l'oubli, quelque part sur une étagère poussiéreuse. Et cela ne sera peut-être pas un mal pour la civilisation.
cd /pub && more beer