« Désolé, mais des millions de morts sur 30 ans pour la voiture, moins pour le nucléaire, je ne comprend pas comment tu peux accepter le plus dangereux. Explique. »
On n'a pas du tout la même approche de la dangerosité. Je ne pense pas qu'on puisse mesurer la dangerosité uniquement en comptant le nombre de mort. Toutes les conséquences doivent être prises en compte, et les conséquences à long terme sont bien plus importantes que les conséquences à court terme.
Un accident nucléaire de type Tchernobyl a des conséquences globales, sur du long terme ou très long terme. Un accident de voiture à en général des conséquences beaucoup plus locales. C'est comme si on était sur un logiciel qui doit avoir zéro faille, face à un logiciel qui doit en avoir le moins possible.
Rien que pour tchernobyl ce sont 600 000 liquidateurs qui ont été nécessaire... pour un seul accident, dans une seule centrale. Depuis 20 ans tous les peuples d'Europe subissent cet accident au niveau de la santé : cancers de la glande tiroïde, leucémies, tumeurs... Côté financier, Gorbatchev lui-même indique que c'est le coût de l'accident de Tchernobyl a précipité la fin de l'URSS. Niveau local c'est la fin du monde : depuis 25 ans la zone est vide d'humain, la radioactivité est toujours présente et le réacteur est toujours chaud.
La voiture a des conséquences beaucoup plus franche, plus locale. Même si tu prends un millions d'accidents de la route, jamais cela a conduit à tant d'effets secondaire, à tant de perte de territoire. En dehors des accidentés, les autres n'ont pas à subir les conséquences sur du long terme. De plus, si tu veux diminuer ton risque tu peux éviter les routes à risques, éviter de prendre la voiture... si tu veux éviter un accident nucléaire, tu n'a rien : tu te la ferme et tu subis.
En ce sens, la voiture, même s'il y a beaucoup d'accident, est moins dangereux que le nucléaire. Si tu veux absolument une comparaison, il faudrait alors plutôt voir dans les pesticides ou les perturbateurs endocriniens qui agissent sur du long terme également et de façon insidieuse... Mais dans ce domaine il est extrêmement difficile de donner des chiffres précis, contrairement aux victimes de la route. Si tous les gens qui utilisent du roundup ne meurrent pas instantanément, ça ne veux pas dire que le roundup soit inoffensif... Il faut être totalement aveugle et irresponsable pour juger de la dangerosité de ces produits uniquement en se basant sur le nombre de morts, à moins d'être complètement intoxiqué par la propagande des vendeurs...
Vivre avec une centrale nucléaire, c'est accepter un risque absolument énorme, l'accident grave va te pourrir un pays voire un continent pendant des dizaines d'années, que ce soit écologiquement, humainement, financièrement et politiquement.
Aujourd'hui il semble que EDF par exemple se contre-fout de ce risque énorme, en sous-traitant l'entretien des centrales nucléaire au plus offrant, en prolongeant excessivement la durée de production des vieilles centrales... le risque augmente, de façon non quantifiable, pourtant il n'entre pas dans tes statistiques...
Enfin les statistiques ne sont pas forcément un outil super adapté : Si il y a un Tchernobyl 2.0 en France, peut-être que, avec juste un accident nucléaire supplémentaire, le nombre de mort/malade par le nucléaire dépasse les stats des routes...
[^] # Re: Même pas
Posté par Adrien . En réponse au journal fusion ou fission autour du nucléaire ?. Évalué à 7.
« Désolé, mais des millions de morts sur 30 ans pour la voiture, moins pour le nucléaire, je ne comprend pas comment tu peux accepter le plus dangereux. Explique. »
On n'a pas du tout la même approche de la dangerosité. Je ne pense pas qu'on puisse mesurer la dangerosité uniquement en comptant le nombre de mort. Toutes les conséquences doivent être prises en compte, et les conséquences à long terme sont bien plus importantes que les conséquences à court terme.
Un accident nucléaire de type Tchernobyl a des conséquences globales, sur du long terme ou très long terme. Un accident de voiture à en général des conséquences beaucoup plus locales. C'est comme si on était sur un logiciel qui doit avoir zéro faille, face à un logiciel qui doit en avoir le moins possible.
Rien que pour tchernobyl ce sont 600 000 liquidateurs qui ont été nécessaire... pour un seul accident, dans une seule centrale. Depuis 20 ans tous les peuples d'Europe subissent cet accident au niveau de la santé : cancers de la glande tiroïde, leucémies, tumeurs... Côté financier, Gorbatchev lui-même indique que c'est le coût de l'accident de Tchernobyl a précipité la fin de l'URSS. Niveau local c'est la fin du monde : depuis 25 ans la zone est vide d'humain, la radioactivité est toujours présente et le réacteur est toujours chaud.
La voiture a des conséquences beaucoup plus franche, plus locale. Même si tu prends un millions d'accidents de la route, jamais cela a conduit à tant d'effets secondaire, à tant de perte de territoire. En dehors des accidentés, les autres n'ont pas à subir les conséquences sur du long terme. De plus, si tu veux diminuer ton risque tu peux éviter les routes à risques, éviter de prendre la voiture... si tu veux éviter un accident nucléaire, tu n'a rien : tu te la ferme et tu subis.
En ce sens, la voiture, même s'il y a beaucoup d'accident, est moins dangereux que le nucléaire. Si tu veux absolument une comparaison, il faudrait alors plutôt voir dans les pesticides ou les perturbateurs endocriniens qui agissent sur du long terme également et de façon insidieuse... Mais dans ce domaine il est extrêmement difficile de donner des chiffres précis, contrairement aux victimes de la route. Si tous les gens qui utilisent du roundup ne meurrent pas instantanément, ça ne veux pas dire que le roundup soit inoffensif... Il faut être totalement aveugle et irresponsable pour juger de la dangerosité de ces produits uniquement en se basant sur le nombre de morts, à moins d'être complètement intoxiqué par la propagande des vendeurs...
Vivre avec une centrale nucléaire, c'est accepter un risque absolument énorme, l'accident grave va te pourrir un pays voire un continent pendant des dizaines d'années, que ce soit écologiquement, humainement, financièrement et politiquement.
Aujourd'hui il semble que EDF par exemple se contre-fout de ce risque énorme, en sous-traitant l'entretien des centrales nucléaire au plus offrant, en prolongeant excessivement la durée de production des vieilles centrales... le risque augmente, de façon non quantifiable, pourtant il n'entre pas dans tes statistiques...
Enfin les statistiques ne sont pas forcément un outil super adapté : Si il y a un Tchernobyl 2.0 en France, peut-être que, avec juste un accident nucléaire supplémentaire, le nombre de mort/malade par le nucléaire dépasse les stats des routes...