• [^] # Re: Même pas

    Posté par . En réponse au journal fusion ou fission autour du nucléaire ?. Évalué à 6.

    Ben ces batiments ont été construits il y a environ quarante ans ! Les normes d'alors n'étaient certainement pas les mêmes (tiens, à vérifier), en tout cas elles ont été modifiées suite au tremblement de terre de Kobé. Que ces installations aient tenus le choc d'un tremblement est un premier "exploit". Qu'elles aient ensuite résister à la vague en est un second (surtout en sachant ce qu'on peux qualifier aujourd'hui comme "erreurs de conception" : la place physique des relais d'alimentation).

    Un comparatif osé : avec AZF à Toulouse. Oui c'est une catastrophe, oui cela n'aurait jamais dû se produire, et oui il y a bien eu danger et pollution chimique. Mais la connaissance du terrai permet aussi de relativiser : si la SNPE avait pété, là il y aurait eu vraiment un problème. (rappel : isochem reçoit les primaires, puis distille et/ou fabrique, puis revend aux principaux clients : azf et l'agro-chimie d'une part, et le médical d'autre part, par le biais d'Isochem pour les purifiés. Parmi les exactement 535 produits purs présents sur le site de la snpe, si deux parmi ceux là s'étaient évaporés il y a vraiment problème. Les 3 plans catastrophes pour ce site Seveso n'avaient jamais pris en compte ce qui s'est passé) Voir tout ravagé juste à côté, tout, absolument tout, et voir l'ensemble des tuyauteries de la SNPE quasiment parfaitement intact était très impressionnant. Bravo aux allemands pour leurs conseils (ip de la première guerre) et bravo aux ouvriers français aient construit et entretenus ces installations ! Les gens se sont focalisés sur le ""gaz moutarde" et "azf", mais je puis t'assurer que des produits, deux, non nommables (je suis pas sûr, pas d'info publiques trouvables, et d'ailleurs la snpe est tjs floutée sur les cartes) sont bien plus dangereux.

    Bref, oui, que ces installations aient tenus les chocs relève non pas du miracle mais de la qualité de conception et de fabrication. Objectivement.