Tout les réacteurs destinés à recevoir du MOX sont soit conçus pour cela dès leur origine, soit profondément modifiés pour permettre de contrôler la réaction bien sûr, mais également pour assurer la manipulation de ce combustible, et ce, tout au long de la chaîne. En France 20 réacteurs ont subis les modifications pour exploiter ce combustible. Au Japon certains des réacteurs touchés lors du tsunami exploitaient ce combustible, c'est pourquoi des rejets de plutonium ont été relevés autour de la zone de Fukushima, relevés fait et rendus public par les autorités japonaises.
Attention, il s'agit de traces de plutonium qui ont été relevé. Comme je n'ai pas vu de comparatif avec des prélèvements ailleurs, il est difficile de dire s'il vient de la centrale ou d'autre chose (par exemple le test raté de bombe-A nord-Coréen). S'il s'avère qu'il s'agit bien de plutonium issu de la centrale (ce qui est quand même tout à fait possible), il y a nettement plus de chance que ça vienne du réacteur 2 qui est beaucoup plus abîmé ou du rejet des piscines (3 ou 4), car ce sont les cas où il y a eu de manière avérée relâchement de matériaux des cœurs de centrale dans la nature.
Il ne faut pas oublier que le plutonium est un produit naturel de la fission de l'uranium. Il n'y a pas besoin d'en avoir à l'origine pour en retrouver après.
Au niveau radiation, il y a beaucoup de choses limites qui sont avancées. Il est difficile de fournir une réponse définitive. Le corps humain, comme tous les êtres vivants sont adaptés à vivre dans un environnement relativement actif au niveau rayonnements ionisant (que ce soit vivre dans une région granitique ou à plus de 1000m d'altitude) sans forte conséquence pour la santé. Certaines études médicales montrent que les travailleurs de Chernobyl qui ont pris une dose modéré (de l'ordre de 50mS) présentent moins de cancers que la population générale. Ce n'est pas pour dire que les rayonnements ionisants sont bon pour la santé, mais que leur incidence au niveau santé ne sont pas au niveau de la paranoïa que les média français ont instauré dans les dernières semaines ("Oh mon dieux, on a réussi à détecter de l'iode 131 dans du lait en France ! On va tous mourir !").
Au niveau de l'exploitation énergétique, je pense que techniquement et scientifiquement parlant, l'énergie nucléaire est le mieux que l'on sache faire à l'heure actuelle. Bien sûr, ce n'est pas sans conséquences, mais il n'y a pas de production énergétique propre, sauf peut être le géothermique. Le problème du nucléaire est plutôt politique : tentation d'augmenter la durée de vie des centrales au delà de ce qui était prévu à la construction (c'est le cas à Fukushima, et si j'ai bonne mémoire, en France le dernier ministre qui a signé quelque chose comme ça en France s'appelle Dominique Voynet), tentation des exploitants de réduire les marges de sécurité (ce qui a été confirmé avec TEPCO/Tôkyô Denryoku) surtout quant il y a des actionnaires à contenter, manque de pouvoir des autorités de sûreté et de régulation (problème purement politique) et perception souvent biaisée du grand public des dangers (exemple des Allemands qui sont généralement allergiques au nucléaire pour ses dangers potentiels en cas d'accident, mais qui sont ravis de voir des centrales au charbon avec tous les dangers réels qu'elles représentent : particules fines, pollution aux métaux lourds, etc.).
# MOX et plutonium
Posté par ステファン . En réponse au journal fusion ou fission autour du nucléaire ?. Évalué à 5.
Attention, il s'agit de traces de plutonium qui ont été relevé. Comme je n'ai pas vu de comparatif avec des prélèvements ailleurs, il est difficile de dire s'il vient de la centrale ou d'autre chose (par exemple le test raté de bombe-A nord-Coréen). S'il s'avère qu'il s'agit bien de plutonium issu de la centrale (ce qui est quand même tout à fait possible), il y a nettement plus de chance que ça vienne du réacteur 2 qui est beaucoup plus abîmé ou du rejet des piscines (3 ou 4), car ce sont les cas où il y a eu de manière avérée relâchement de matériaux des cœurs de centrale dans la nature.
Il ne faut pas oublier que le plutonium est un produit naturel de la fission de l'uranium. Il n'y a pas besoin d'en avoir à l'origine pour en retrouver après.
Au niveau radiation, il y a beaucoup de choses limites qui sont avancées. Il est difficile de fournir une réponse définitive. Le corps humain, comme tous les êtres vivants sont adaptés à vivre dans un environnement relativement actif au niveau rayonnements ionisant (que ce soit vivre dans une région granitique ou à plus de 1000m d'altitude) sans forte conséquence pour la santé. Certaines études médicales montrent que les travailleurs de Chernobyl qui ont pris une dose modéré (de l'ordre de 50mS) présentent moins de cancers que la population générale. Ce n'est pas pour dire que les rayonnements ionisants sont bon pour la santé, mais que leur incidence au niveau santé ne sont pas au niveau de la paranoïa que les média français ont instauré dans les dernières semaines ("Oh mon dieux, on a réussi à détecter de l'iode 131 dans du lait en France ! On va tous mourir !").
Au niveau de l'exploitation énergétique, je pense que techniquement et scientifiquement parlant, l'énergie nucléaire est le mieux que l'on sache faire à l'heure actuelle. Bien sûr, ce n'est pas sans conséquences, mais il n'y a pas de production énergétique propre, sauf peut être le géothermique. Le problème du nucléaire est plutôt politique : tentation d'augmenter la durée de vie des centrales au delà de ce qui était prévu à la construction (c'est le cas à Fukushima, et si j'ai bonne mémoire, en France le dernier ministre qui a signé quelque chose comme ça en France s'appelle Dominique Voynet), tentation des exploitants de réduire les marges de sécurité (ce qui a été confirmé avec TEPCO/Tôkyô Denryoku) surtout quant il y a des actionnaires à contenter, manque de pouvoir des autorités de sûreté et de régulation (problème purement politique) et perception souvent biaisée du grand public des dangers (exemple des Allemands qui sont généralement allergiques au nucléaire pour ses dangers potentiels en cas d'accident, mais qui sont ravis de voir des centrales au charbon avec tous les dangers réels qu'elles représentent : particules fines, pollution aux métaux lourds, etc.).