une définition naïve serait « absence de contraintes » ;
un minimum de réflexion nous amène à la conclusion que par définition (justement) on ne peut rien définir sans poser de contraintes. Si on définie un concept, on affirme des bornes qui départage ce qu'il désigne de ce qu'il ne désigne pas.
Donc soit la liberté est ineffalbe, soit elle désigne un ensemble déterminé de contraintes.
Dans le premier cas, on ne peut par définition rien en dire de pertinent (et nous seront condamner à cliquer sur inutile) ; ce qui en fait un sujet de prédilection pour les intarissables débats qui ne mènent nul part du trolldi.
Dans le second cas, on peut se demander qu'elles sont donc les contraintes qui définissent la liberté ?
Dans cette hypothèse j'arguerais que par liberté on pourrait désigner l'ensemble de contraintes s'appliquant à un ensemble d'individus et satisfaisant le plus vaste ensemble d'actions potentielles pour chaque individu.
Cela hôte déjà de notre ensemble des actions telles que « tuer un autre individu », puisqu'en se faisant on réduit à néant les actions potentielles de l'individu tué, ce qui ne cadre pas avec notre définition.
On peut à cela ajouter d'autres contraintes.
Par exemple l'égalité :tout individus
doit avoir exactement le même potentiel d'action. Cela paraît assez irréalisable. Faut-il être scandalisé de ne pas tous avoir un esprit tel que celui d'Einstein ? La longévité d'une Jeanne Calment ?
L'équité (du moins ce que j'entends par ce mot) me semble à la fois plus réaliste, et conforme à ce concept de liberté. Elle peut se poser ainsi : la société permet-elle a un individu qui n'est à priori pas particulièrement excellemment prédisposé à une activité, à la pratiquer tout de même quand il y est déterminé ? Notamment en ne lui ajoutant pas des contraintes supplémentaires par sa structure (sociale), voir en proposant des soutiens appropriés à ses propres capacités.
Pour revenir plus sur l'avis de RMS, il me semble parfois un peu maigre effectivement, de ce point de vu. Par exemple son dernier plaidoyer sur l'avantage du logiciel libre, où il fait l'analogie avec les avantages qu'on a à ne pas être menotté. Un contre-argument qu'on peut présenter, c'est justement la liberté d'être menotté, que pourrait défendre un amateur du bondage par exemple.
Pour répondre plus précisément à tes questions :
Est-ce que je suis libre si je passe mes journées à recoder un logiciel pour répondre à un petit besoin ?
Oui si c'est cela que tu t'es auto-déterminé (pour qui crois au libre arbitre) à faire, plus que tout autre chose.
Est-ce que je ne suis pas plutôt libre si je fais (et assume librement) un compromis sur une ou plusieurs des 4 libertés fondamentales pour ce tout petit morceau de ma vie, afin d'être libre de mieux utiliser mon temps ?
Oui si cela ne te conduit pas à des contraintes plus importantes encore que si tu n'avais pas fait de concessions sur ces 4 libertés fondamentales.
Le comportement de RMS n'est certes pas commode, mais force est de constater que sur ce point le long terme lui donne de solides arguments.
[^] # Re: La Liberté
Posté par psychoslave__ (site web personnel) . En réponse au journal Update de la pensée de Stallman - Exemple : « les smarphones sont le rêve de Staline ». Évalué à 2.
Posons d'abord quelque constats sur la liberté :
Donc soit la liberté est ineffalbe, soit elle désigne un ensemble déterminé de contraintes.
Dans le premier cas, on ne peut par définition rien en dire de pertinent (et nous seront condamner à cliquer sur inutile) ; ce qui en fait un sujet de prédilection pour les intarissables débats qui ne mènent nul part du trolldi.
Dans le second cas, on peut se demander qu'elles sont donc les contraintes qui définissent la liberté ?
Dans cette hypothèse j'arguerais que par liberté on pourrait désigner l'ensemble de contraintes s'appliquant à un ensemble d'individus et satisfaisant le plus vaste ensemble d'actions potentielles pour chaque individu.
Cela hôte déjà de notre ensemble des actions telles que « tuer un autre individu », puisqu'en se faisant on réduit à néant les actions potentielles de l'individu tué, ce qui ne cadre pas avec notre définition.
On peut à cela ajouter d'autres contraintes.
Par exemple l'égalité :tout individus
doit avoir exactement le même potentiel d'action. Cela paraît assez irréalisable. Faut-il être scandalisé de ne pas tous avoir un esprit tel que celui d'Einstein ? La longévité d'une Jeanne Calment ?
L'équité (du moins ce que j'entends par ce mot) me semble à la fois plus réaliste, et conforme à ce concept de liberté. Elle peut se poser ainsi : la société permet-elle a un individu qui n'est à priori pas particulièrement excellemment prédisposé à une activité, à la pratiquer tout de même quand il y est déterminé ? Notamment en ne lui ajoutant pas des contraintes supplémentaires par sa structure (sociale), voir en proposant des soutiens appropriés à ses propres capacités.
Pour revenir plus sur l'avis de RMS, il me semble parfois un peu maigre effectivement, de ce point de vu. Par exemple son dernier plaidoyer sur l'avantage du logiciel libre, où il fait l'analogie avec les avantages qu'on a à ne pas être menotté. Un contre-argument qu'on peut présenter, c'est justement la liberté d'être menotté, que pourrait défendre un amateur du bondage par exemple.
Pour répondre plus précisément à tes questions :
Oui si c'est cela que tu t'es auto-déterminé (pour qui crois au libre arbitre) à faire, plus que tout autre chose.
Oui si cela ne te conduit pas à des contraintes plus importantes encore que si tu n'avais pas fait de concessions sur ces 4 libertés fondamentales.
Le comportement de RMS n'est certes pas commode, mais force est de constater que sur ce point le long terme lui donne de solides arguments.
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Troller plus loin
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