• [^] # Re: Par pitie

    Posté par . En réponse au journal Du livre "Premiers cours de programmation en Scheme". Évalué à 3.

    Là, on parle pas simplement d'une activité annexe comme la conduire pour tout à chacun. Là on parle de gens qui doivent professionnellement être capable d'écrire des programmes. Pas nécessairement avec l'acuité d'une personne dont c'est l'activité principale. Mais même en tant qu'«informaticien», la programmation peut être une activité plus que secondaire.

    Comme déjà dit, c'est pas Scheme l'essentiel, c'est les concepts étudiés et mis en œuvre qui compte. Et ça ne veut pas dire que Scheme doit être le seul langage enseigné.

    Et pour ma part, ton raisonnement induit un biais. J'ai le doux rêve que les facs sont sensées former des gens à un science, de tendre à épouser l'état de l'art. Ne pas en sortir formaté pour le marché du travail de l'instant T, mais avec le bagage nécessaire à l'exercice de sa science. Si la branche choisie implique de savoir programmer, il faut dans un premier temps développer les connaissances de base de programmation. Et qu'on soit, à terme, informaticien ou physicien, la base reste la même. En l'occurence, Scheme me semble, ainsi qu'à des personnes bien mieux placées que moi pour le penser, être un langage génial pour assimiler les grands principes.

    Par la suite, il est compréhensible qu'on apprenne à utiliser des outils plus spécifique à son domaine. Mais on doit avoir les connaissances pour s'adapter à l'évolution technologique, et non la freiner parce qu'on a seulement appris à utiliser un outil développé il y a 10, 20, 30ans, et non pas à raisonner avec les principes essentiels. D'autant que l'hémergence de langages comme Scala ou Clojure (un lisp) et l'intégration de plus en plus importante de traits fonctionnels dans les langages «mainstream» tend bien à souligner l'importance des concepts fonctionnels.

    Si on demande aux facs de niveler le niveau par le bas simplement pour satisfaire les industriels dans l'instant, c'est triste.

    J'ajouterais qu'il n'y a pas de quoi s'étonner d'avoir une différence de position sur le marché du travail entre un universitaire et une personne sortie d'école d'ingénieur. Ces filliaires ont des objectifs différents. Si maintenant les gens font le mauvais choix, ou qu'ils n'ont pas conscience de cette différence, c'est un autre problème.