Je suis assez d’accord avec ce raisonnement. Mais il a ses limites : tout est fait à l’heure actuelle pour que les moyens de communication soit le plus centralisés possibles. Et les gouvernements sont heureux de ne voir arriver qu’un nombre réduit d’acteurs privés par lesquels passent la très grande majorité des communications : facebook est leur rêve, wikileaks leur cauchemar. À l’heure actuelle il n’y a aucune politique générale pour contrer ce mouvement, c’est même bien le contraire qui se passe avec la prétendue lutte contre le piratage qui a pour effet secondaire, de manière générale, de limiter ses possibilités d’expression : limitation du débit montant, taxe sur tout support d’enregistrement vierge, etc.
Il y a alors deux axes, qui devraient être menés en parallèle.
— Décentralisation, en multipliant les moyens de communications sur Internet, en ouvrant par exemple des services concurrents. Ce qui est difficile à mettre œuvre lorsqu’il s’agit d’un réseau de communication ne reposant pas sur un protocole ou un norme « ouverts ».
— Dénoncer la censure sur les acteurs majoritaires dans les contextes trop centralisés. La différence fondamentale, par rapport à l’argument de Zenitram, est qu’on parle, ici, d’un acteur privé, certe, mais en « position dominante. » Et que s’il décide d’appliquer une censure, il n’y a aucun moyen de prévenir la majorité des utilisateurs, qui resteront inconscients de ce qui se passe. Il faut donc dénoncer cette (possibilité de) censure, ne serait-ce que pour les gens continuent d’utiliser le service en connaissance de cause.
[^] # Re: Censure?
Posté par nicolas . En réponse au journal Envie de laisser traîner tes traces partout sur le web ?. Évalué à 5.
Je suis assez d’accord avec ce raisonnement. Mais il a ses limites : tout est fait à l’heure actuelle pour que les moyens de communication soit le plus centralisés possibles. Et les gouvernements sont heureux de ne voir arriver qu’un nombre réduit d’acteurs privés par lesquels passent la très grande majorité des communications : facebook est leur rêve, wikileaks leur cauchemar. À l’heure actuelle il n’y a aucune politique générale pour contrer ce mouvement, c’est même bien le contraire qui se passe avec la prétendue lutte contre le piratage qui a pour effet secondaire, de manière générale, de limiter ses possibilités d’expression : limitation du débit montant, taxe sur tout support d’enregistrement vierge, etc.
Il y a alors deux axes, qui devraient être menés en parallèle.
— Décentralisation, en multipliant les moyens de communications sur Internet, en ouvrant par exemple des services concurrents. Ce qui est difficile à mettre œuvre lorsqu’il s’agit d’un réseau de communication ne reposant pas sur un protocole ou un norme « ouverts ».
— Dénoncer la censure sur les acteurs majoritaires dans les contextes trop centralisés. La différence fondamentale, par rapport à l’argument de Zenitram, est qu’on parle, ici, d’un acteur privé, certe, mais en « position dominante. » Et que s’il décide d’appliquer une censure, il n’y a aucun moyen de prévenir la majorité des utilisateurs, qui resteront inconscients de ce qui se passe. Il faut donc dénoncer cette (possibilité de) censure, ne serait-ce que pour les gens continuent d’utiliser le service en connaissance de cause.