Faut pas tout réduire à la codécision . Il y a d'autres "contreparties" qui feraient hurler plus d'un syndicaliste français ::
L’innovation majeure est le passage au syndicat unitaire : En opérant la fusion des courants jusque là concurrents, le syndicat doit afficher sa neutralité au regard de l’engagement politique partisan, des choix philosophiques et des références religieuses. Ils optent également pour un deuxième principe, celui du syndicat de branche.
et
Ainsi, la grève doit désormais rester l’exception. Certes, la jurisprudence du Tribunal fédéral du travail renforce le syndicalisme en lui donnant le monopole de la grève (les grèves sauvages sont donc illicites), mais il en limite fortement l’utilisation. Une grève ne peut porter que sur l’objet habituel de la négociation collective (interdiction de la grève politique),
et encore
elle ne peut intervenir qu’après épuisement de toutes les possibilités de négociation, donc dans un temps limité, environ un mois dans l'année pendant les négociations. Les directives établies entre les partenaires sociaux prévoient aussi l'organisation d'un référendum avant l'adoption d'une résolution de grève : les salariés doivent se prononcer à plus de 75% en faveur de la grève pour qu'elle puisse être lancée, et donc il suffit de 25 % de partisans de la reprise pour que la grève devienne illégale ; l'installation d'un piquet de grève qui ne doit en aucun cas empêcher ceux qui le souhaitent de travailler. Par ailleurs, les fonctionnaires fédéraux sont eux privés du droit de grève en contrepartie de la sécurité de l'emploi.
[^] # Re: Pb franco-français ?
Posté par Ronan BARZIC . En réponse au journal Les SSII, précurseurs d'un modèle social. Évalué à 3.
Faut pas tout réduire à la codécision . Il y a d'autres "contreparties" qui feraient hurler plus d'un syndicaliste français ::
L’innovation majeure est le passage au syndicat unitaire : En opérant la fusion des courants jusque là concurrents, le syndicat doit afficher sa neutralité au regard de l’engagement politique partisan, des choix philosophiques et des références religieuses. Ils optent également pour un deuxième principe, celui du syndicat de branche.
et
Ainsi, la grève doit désormais rester l’exception. Certes, la jurisprudence du Tribunal fédéral du travail renforce le syndicalisme en lui donnant le monopole de la grève (les grèves sauvages sont donc illicites), mais il en limite fortement l’utilisation. Une grève ne peut porter que sur l’objet habituel de la négociation collective (interdiction de la grève politique),
et encore
elle ne peut intervenir qu’après épuisement de toutes les possibilités de négociation, donc dans un temps limité, environ un mois dans l'année pendant les négociations. Les directives établies entre les partenaires sociaux prévoient aussi l'organisation d'un référendum avant l'adoption d'une résolution de grève : les salariés doivent se prononcer à plus de 75% en faveur de la grève pour qu'elle puisse être lancée, et donc il suffit de 25 % de partisans de la reprise pour que la grève devienne illégale ; l'installation d'un piquet de grève qui ne doit en aucun cas empêcher ceux qui le souhaitent de travailler. Par ailleurs, les fonctionnaires fédéraux sont eux privés du droit de grève en contrepartie de la sécurité de l'emploi.