C'est ce que j'ai pensé pendant un temps aussi, et pourtant maintenant j'adore le C++ (même si je développe principalement en C).
D'abord, tu peux séparer complètement la conception orientée objet du langage que tu utilises même si, à l'usage, ça devient assez lourd. Un exemple très intéressant est la programmation en C avec GTK ou GNOME. D'un côté, tout est normalisé, avec des macros pour les transtypages nécessaires toutes définies selon un même principe, d'un autre, le code devient vite une jungle, mais dans laquelle on finit par se repérer.
Ensuite, à l'usage, la consommation mémoire des objets et des différentes procédures n'est pas aussi dramatique qu'elle en a l'air, en tout cas avec des langages compilés, car beaucoup d'étapes sont résolues par le compilateur
Enfin, les concepts d'héritage, de polymorphismes, et autres finissent quand même par être bien pratiques. Surtout quand le typage du langage est assez fort. Imagine un peu faire de la programmation en C mais sans les structures, par exemple.
Alors, je suis assez d'accord avec toi : ayant baigné dans l'époque (bénie) des huit bits, j'ai pris le pli de faire des programmes optimisés, proches de la machine et ayant le moins de dépendances possibles. Donc, aujourd'hui, voir des interfaces graphiques ordinaires qui ne peuvent pas fonctionner sur des PC de plus de cinq ans, ça me hérisse un peu le poil.
Par contre, il est de fait qu'il faut un peu de bouteille pour prendre l'habitude de concevoir des codes adaptés aux types de ressources disponibles : tu ne programmeras pas du tout de la même façon un micro-processeur et un FPGA, par exemple. Aujourd'hui, on a vraiment beaucoup de mémoire disponible pour un prix modique et ça n'a pas toujours été le cas. Alors certes, la dilapider pour rien, c'est se priver de la possibilité de faire tourner d'autres programmes. Par contre, la laisser vide, c'est idiot. Ce sont des ressources inutiles.
Enfin, le fait même que des ressources considérables soient réclamées pour faire tourner des tâches quotidiennes crée un marché pour ces ressources. Aujourd'hui, même les plus pauvres peuvent s'offrir un PC de base qui aurait été considéré comme un super-calculateur dans les années 1970. Et rien n'interdit ce qui savent les utiliser de les exploiter comme tels.
[^] # Re: C++0x
Posté par Obsidian . En réponse au sondage En 2011 vous attendez particulièrement :. Évalué à 5.
D'abord, tu peux séparer complètement la conception orientée objet du langage que tu utilises même si, à l'usage, ça devient assez lourd. Un exemple très intéressant est la programmation en C avec GTK ou GNOME. D'un côté, tout est normalisé, avec des macros pour les transtypages nécessaires toutes définies selon un même principe, d'un autre, le code devient vite une jungle, mais dans laquelle on finit par se repérer.
Ensuite, à l'usage, la consommation mémoire des objets et des différentes procédures n'est pas aussi dramatique qu'elle en a l'air, en tout cas avec des langages compilés, car beaucoup d'étapes sont résolues par le compilateur
Enfin, les concepts d'héritage, de polymorphismes, et autres finissent quand même par être bien pratiques. Surtout quand le typage du langage est assez fort. Imagine un peu faire de la programmation en C mais sans les structures, par exemple.
Alors, je suis assez d'accord avec toi : ayant baigné dans l'époque (bénie) des huit bits, j'ai pris le pli de faire des programmes optimisés, proches de la machine et ayant le moins de dépendances possibles. Donc, aujourd'hui, voir des interfaces graphiques ordinaires qui ne peuvent pas fonctionner sur des PC de plus de cinq ans, ça me hérisse un peu le poil.
Par contre, il est de fait qu'il faut un peu de bouteille pour prendre l'habitude de concevoir des codes adaptés aux types de ressources disponibles : tu ne programmeras pas du tout de la même façon un micro-processeur et un FPGA, par exemple. Aujourd'hui, on a vraiment beaucoup de mémoire disponible pour un prix modique et ça n'a pas toujours été le cas. Alors certes, la dilapider pour rien, c'est se priver de la possibilité de faire tourner d'autres programmes. Par contre, la laisser vide, c'est idiot. Ce sont des ressources inutiles.
Enfin, le fait même que des ressources considérables soient réclamées pour faire tourner des tâches quotidiennes crée un marché pour ces ressources. Aujourd'hui, même les plus pauvres peuvent s'offrir un PC de base qui aurait été considéré comme un super-calculateur dans les années 1970. Et rien n'interdit ce qui savent les utiliser de les exploiter comme tels.