Je suis d'accord avec ce que tu dit, sauf sur les artistes : même loués, leur droit de paternité (droit 0 du droit d'auteur) est respecté. C'est une différence fondamentale : ils ont au moins la reconnaissance.
Et, je suis content que tu parles d'Aristote ou de Platon.
La conception moderne de notre société est un peu héritée de cette vision basée sur les choses nobles et harmonieuses d'une pensée abstraite, et les choses triviales, moches concrètes.
Une élite de sage (la République) qui sait ce qui est bien (le bien/le beau étant immanent et n'étant pas discutable), et de l'autre une plèbe qui laissée à elle même se comporte comme des animaux et qu'il faut encadrer comme des animaux (la République évoque déjà les croisements des individus les plus forts entre eux selon les souhaits des élites).
Je préfère les pré-socratiques (Zénon, Démocrite, Épicure, les stoïciens ...) ceux que les socratiques ont discrédités sous le terme sophistes car ils pensaient que la vérité n'était pas immanentes mais naissait de la discussion sincère.
Par contre ce que la révolution a apporté c'est la première philosophie politique qui dit expressément que l'homme n'est ni bon ni mauvais, et que donné une société bien organisée on tire le meilleur partie de l'interaction des uns avec les autres. Et ce que j'aime dans les philosophies modernes (libéralismes, communismes, socialisme) c'est que l'on a le même point de départ. Donc je suis un .....iste convaincu (n'importe lequel fait l'affaire). En ceci, le logiciel libre est une preuve concrète que l'homme n'est pas un loup pour l'homme, et que donner, partager, améliorer nos quotidiens est une sur laquelle on peut compter chez l'homme.
La loi n'est pas là pour nous dire comment vivre, elle est sensée reflêter nos usages. Si nous qui faisons du logiciel libre sommes présents dans des millions de foyer (iphone, XXXXbox, routeurs, windows, linux, FAI, serveurs de mails), et que notre contribution est non nulle à la vie de la nation, il serait bien que la nation reconnaisse nos usages et les inscrivent dans la loi, surtout si cela profite à l'intérêt général (par opposition à l'intérêt particuliers de quelques entrerprises / lobbies) .
À se demander si les députés sont encore là pour faire valoir la primauté de l'intérêt général sur l'intérêt particulier, de la Nation et de ses citoyens sur quelques groupes de pressions ?
Nous sommes contraints de manière systémique à choisir nos députés dans des milieux sociaux homogènes (ce qui est un faux choix), je préférerais certains jours qu'ils soient tirés aux hasard sur les listes électorales ... comme on le faisait à Athènes.
[^] # Re: Hadopi la loi inapplicable :)
Posté par Jul (site web personnel) . En réponse au sondage La loi Hadopi va-t-elle permettre de faire diminuer le piratage en France ?. Évalué à 2.
Et, je suis content que tu parles d'Aristote ou de Platon.
La conception moderne de notre société est un peu héritée de cette vision basée sur les choses nobles et harmonieuses d'une pensée abstraite, et les choses triviales, moches concrètes.
Une élite de sage (la République) qui sait ce qui est bien (le bien/le beau étant immanent et n'étant pas discutable), et de l'autre une plèbe qui laissée à elle même se comporte comme des animaux et qu'il faut encadrer comme des animaux (la République évoque déjà les croisements des individus les plus forts entre eux selon les souhaits des élites).
Je préfère les pré-socratiques (Zénon, Démocrite, Épicure, les stoïciens ...) ceux que les socratiques ont discrédités sous le terme sophistes car ils pensaient que la vérité n'était pas immanentes mais naissait de la discussion sincère.
Par contre ce que la révolution a apporté c'est la première philosophie politique qui dit expressément que l'homme n'est ni bon ni mauvais, et que donné une société bien organisée on tire le meilleur partie de l'interaction des uns avec les autres. Et ce que j'aime dans les philosophies modernes (libéralismes, communismes, socialisme) c'est que l'on a le même point de départ. Donc je suis un .....iste convaincu (n'importe lequel fait l'affaire). En ceci, le logiciel libre est une preuve concrète que l'homme n'est pas un loup pour l'homme, et que donner, partager, améliorer nos quotidiens est une sur laquelle on peut compter chez l'homme.
La loi n'est pas là pour nous dire comment vivre, elle est sensée reflêter nos usages. Si nous qui faisons du logiciel libre sommes présents dans des millions de foyer (iphone, XXXXbox, routeurs, windows, linux, FAI, serveurs de mails), et que notre contribution est non nulle à la vie de la nation, il serait bien que la nation reconnaisse nos usages et les inscrivent dans la loi, surtout si cela profite à l'intérêt général (par opposition à l'intérêt particuliers de quelques entrerprises / lobbies) .
À se demander si les députés sont encore là pour faire valoir la primauté de l'intérêt général sur l'intérêt particulier, de la Nation et de ses citoyens sur quelques groupes de pressions ?
Nous sommes contraints de manière systémique à choisir nos députés dans des milieux sociaux homogènes (ce qui est un faux choix), je préférerais certains jours qu'ils soient tirés aux hasard sur les listes électorales ... comme on le faisait à Athènes.