Juste un point de détail sémantique, parce que ça m'agace.
Ultra-libéral est un non-sens, voire un contre-sens idéologique. Pour faire vite un libéral veut moins d'état, un état qui se limite à ses fonctions régaliennes et qui intervient peu ou pas dans les autres domaines.
Que pourrait vouloir un ultra-libéral ? Assurément plus d'état du tout, moins que moins il reste plus grand chose. On appelle ça l'anarchisme, qui, manque de bol est une valeur traditionnellement de gauche (même si la gauche française est plutôt à tendance étatiste).
Bush par exemple, n'est pas un ultra libéral, ni même un libéral tout court (il n'y a qu'à voir comment il explose le budget) c'est un néo-conservateur (ce qui ne veut pas dire grand chose non plus en tant que tel, remarquez).
Et la triplette de Belleville (Chirac - Raffarin - Sarkozy) n'est pas plus libérale. Chirac est un conservateur-populiste, il va où le porte la brise, c'est-à-dire pas bien loin. Raffarin est ce que lui dit d'être Chirac. Et Sarkozy, est certainement tout sauf libéral, il n'y a qu'à voir son intervention lors du rachat d'Aventis par Sanofi : un véritable crime de lèse-marché pour tout bon libéral. De plus sa tendance napoléo-autoritaire le rapproche bien plus des conservateurs que des libéraux.
J'en profite aussi pour rappeler qu'en anglais 'liberal' désigne 'de gauche' (progressiste en quelque sorte), alors que libéral se traduit par libertarian. Ni le parti Républicain, ni le parti Démocrate ne se déclarent 'libertarian'. Il existe cependant un 'libertarian party' qui reste un nain politique.
[^] # Re: Grosse victoire du non !
Posté par Shld . En réponse au sondage Le référundum sur le traité consitutionnel européen. Évalué à 2.
Ultra-libéral est un non-sens, voire un contre-sens idéologique. Pour faire vite un libéral veut moins d'état, un état qui se limite à ses fonctions régaliennes et qui intervient peu ou pas dans les autres domaines.
Que pourrait vouloir un ultra-libéral ? Assurément plus d'état du tout, moins que moins il reste plus grand chose. On appelle ça l'anarchisme, qui, manque de bol est une valeur traditionnellement de gauche (même si la gauche française est plutôt à tendance étatiste).
Bush par exemple, n'est pas un ultra libéral, ni même un libéral tout court (il n'y a qu'à voir comment il explose le budget) c'est un néo-conservateur (ce qui ne veut pas dire grand chose non plus en tant que tel, remarquez).
Et la triplette de Belleville (Chirac - Raffarin - Sarkozy) n'est pas plus libérale. Chirac est un conservateur-populiste, il va où le porte la brise, c'est-à-dire pas bien loin. Raffarin est ce que lui dit d'être Chirac. Et Sarkozy, est certainement tout sauf libéral, il n'y a qu'à voir son intervention lors du rachat d'Aventis par Sanofi : un véritable crime de lèse-marché pour tout bon libéral. De plus sa tendance napoléo-autoritaire le rapproche bien plus des conservateurs que des libéraux.
J'en profite aussi pour rappeler qu'en anglais 'liberal' désigne 'de gauche' (progressiste en quelque sorte), alors que libéral se traduit par libertarian. Ni le parti Républicain, ni le parti Démocrate ne se déclarent 'libertarian'. Il existe cependant un 'libertarian party' qui reste un nain politique.