Si pour les français ou les allemands les avancées peuvent sembler mineures, pour les travailleurs hongrois ou polonais, celle-ci sont considérables ! En matière sociale, le tropisme franco-français m'apparaît déplacé ! Avec cette Charte, nous avons enfin l'occasion de mettre en pratique une solidarité entre travaileurs européens alors que jusqu'à présent on se paye de mots...
C'est là un argument du oui qui frise l'angélisme.
Si on lit cette fameuse Charte, on ne peut qu'être frappé par les occurrences
de la formule « L’Union reconnaît et respecte » (par exemple : le droit des personnes âgées à mener une vie digne...-art. II. 85-, idem art II. 86 pour les personnes handicapées...) qui n’exprime aucune garantie à la charge de la puissance publique.
Tout celà est plein de bons sentiments, mais dans les engagements précis,
quid de plus par rapport aux engagements existants des états européens,
en particulier la Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’homme ?
Quant à l'autre formule récurrente "conformément au droit de l'Union et aux pratiques nationales", elle laisse chacun maître chez lui, je ne vois pas bien en quoi elle aiderait les travailleurs hongrois ou polonais. Que crois tu concrètement qu'impose l'article II-91-2
"Tout travailleur a droit a une limitation de la durée maximale de travail et à
des périodes de repos journalier et hebdomadaire, ainsi qu'à une période annuelle de congés payés". ?
Cette solidarité entre travailleurs européens, comment peut on l'espérer alors
que ce projet de constitution laisse le champ libre au dumping social en interdissant une harmonisation sociale ou fiscale à la majorité qualifiée ?
[^] # Re: Pourquoi je vote OUI
Posté par mac_is_mac (site web personnel) . En réponse au sondage Le référundum sur le traité consitutionnel européen. Évalué à 4.
C'est là un argument du oui qui frise l'angélisme.
Si on lit cette fameuse Charte, on ne peut qu'être frappé par les occurrences
de la formule « L’Union reconnaît et respecte » (par exemple : le droit des personnes âgées à mener une vie digne...-art. II. 85-, idem art II. 86 pour les personnes handicapées...) qui n’exprime aucune garantie à la charge de la puissance publique.
Tout celà est plein de bons sentiments, mais dans les engagements précis,
quid de plus par rapport aux engagements existants des états européens,
en particulier la Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’homme ?
Quant à l'autre formule récurrente "conformément au droit de l'Union et aux pratiques nationales", elle laisse chacun maître chez lui, je ne vois pas bien en quoi elle aiderait les travailleurs hongrois ou polonais. Que crois tu concrètement qu'impose l'article II-91-2
"Tout travailleur a droit a une limitation de la durée maximale de travail et à
des périodes de repos journalier et hebdomadaire, ainsi qu'à une période annuelle de congés payés". ?
Cette solidarité entre travailleurs européens, comment peut on l'espérer alors
que ce projet de constitution laisse le champ libre au dumping social en interdissant une harmonisation sociale ou fiscale à la majorité qualifiée ?