Deux conceptions s'opposent sur la brevetabilité du vivant. La premiére, qui est la plus répandue aujourd'hui, considére que les brevets peuvent exister partout, y compris dans le domaine du vivant, ce dernier étant alors traité comme une marchandise où la logique libérale prévaut sur les droits fondamentaux de l'Homme. La deuxiéme, éthiquement plus acceptable, considére que le vivant doit bénéficier d'un statut particulier, qui privilégie le partage des connaissances mais pose le probléme du retour sur les investissements réalisés et donc du financement de la recherche. (étant entendu que dans le domaine du vivant, la recherche est majoritairement financée, directement ou indirectement, par le secteur privé)
Le choix parait simple ..., je vais prendre un exemple, celui de la recherche sur le génome humain: celle-ci devrait permettre à terme la création de nouveaux médicaments dont la mise au point nécessitera des sommes colossales: qui les investira sans brevet à la clef ?
Ce n'est pas parce qu'actuellement la recherche passe souvent par le dépôt de brevets qu'ils sont forcément nécessaires ou même souhaitables dans tous les cas
Entiérement d'accord avec toi, mais la solution alternative n'est pas encore définie.
C'est exactement comme de dire que les brevets logiciels facilitent le progrès, et que le logiciel libre est une entrave au progrès.
Non, je n'ai pas dis ça. A mon avis, le modéle du logiciel libre n'est pas directement transposable au domaine du vivant, ne serait-ce que parceque le développement du premier n'implique pas nécessairement les lourds investissemments du développement du second.
[^] # Re: Contenu / Contenant.
Posté par Mascarin . En réponse à la dépêche Biologie libre ?. Évalué à 2.
Deux conceptions s'opposent sur la brevetabilité du vivant. La premiére, qui est la plus répandue aujourd'hui, considére que les brevets peuvent exister partout, y compris dans le domaine du vivant, ce dernier étant alors traité comme une marchandise où la logique libérale prévaut sur les droits fondamentaux de l'Homme. La deuxiéme, éthiquement plus acceptable, considére que le vivant doit bénéficier d'un statut particulier, qui privilégie le partage des connaissances mais pose le probléme du retour sur les investissements réalisés et donc du financement de la recherche. (étant entendu que dans le domaine du vivant, la recherche est majoritairement financée, directement ou indirectement, par le secteur privé)
Le choix parait simple ..., je vais prendre un exemple, celui de la recherche sur le génome humain: celle-ci devrait permettre à terme la création de nouveaux médicaments dont la mise au point nécessitera des sommes colossales: qui les investira sans brevet à la clef ?
Ce n'est pas parce qu'actuellement la recherche passe souvent par le dépôt de brevets qu'ils sont forcément nécessaires ou même souhaitables dans tous les cas
Entiérement d'accord avec toi, mais la solution alternative n'est pas encore définie.
C'est exactement comme de dire que les brevets logiciels facilitent le progrès, et que le logiciel libre est une entrave au progrès.
Non, je n'ai pas dis ça. A mon avis, le modéle du logiciel libre n'est pas directement transposable au domaine du vivant, ne serait-ce que parceque le développement du premier n'implique pas nécessairement les lourds investissemments du développement du second.