Sinon je ne comprends pas la forme physique de ce truc. C'est la puce du BIOS ?
Après la lecture des papiers de William A. Arbaugh sur AEGIS, je dois avouer que je ne sais pas trop. Je pense que le dispositif doit se situer sur une puce unique, et que la carte mère démarre en premier dessus. Mais rien n'empêche cette puce d'être intégrée dans le BIOS.
Elle contient le code pour démarrer, les signatures digitales, les certificats de clés publiques et le code de récupération. Bien entendu, cette couche 0 est supposée fiable. Ensuite, la puce discute avec les différents périphériques (couche 1) pour vérifier leur validité: chaque "expansion ROM" des périphériques échange des informations cryptées avec la puce pour vérifier leur intégrité mutuelle. Une fois cette phase terminée, on passe à la couche 3 qui doit réellement être le BIOS telle qu'on le connaît, c'est le processus de boot machine. Finalement, on donne la main à la couche 4 pour démarrer le système d'exploitation (il est fort probable que d'autres échanges doivent intervenir pour vérifier celui-ci).
Le principe général est simple: je contrôle tout ce que je vais utiliser.
On peut noter que le "recovery code" permet de faire des démarrages à partir du réseau. Un peu à la manière d'Unix avec bootp. Effrayant de savoir que l'on doit se connecter chez M$ pour démarrer son PC.
[^] # Re: Rassurez-moi...
Posté par Julien CARTIGNY . En réponse à la dépêche Article sur TCPA dans 01 informatique. Évalué à 2.
Après la lecture des papiers de William A. Arbaugh sur AEGIS, je dois avouer que je ne sais pas trop. Je pense que le dispositif doit se situer sur une puce unique, et que la carte mère démarre en premier dessus. Mais rien n'empêche cette puce d'être intégrée dans le BIOS.
Elle contient le code pour démarrer, les signatures digitales, les certificats de clés publiques et le code de récupération. Bien entendu, cette couche 0 est supposée fiable. Ensuite, la puce discute avec les différents périphériques (couche 1) pour vérifier leur validité: chaque "expansion ROM" des périphériques échange des informations cryptées avec la puce pour vérifier leur intégrité mutuelle. Une fois cette phase terminée, on passe à la couche 3 qui doit réellement être le BIOS telle qu'on le connaît, c'est le processus de boot machine. Finalement, on donne la main à la couche 4 pour démarrer le système d'exploitation (il est fort probable que d'autres échanges doivent intervenir pour vérifier celui-ci).
Le principe général est simple: je contrôle tout ce que je vais utiliser.
On peut noter que le "recovery code" permet de faire des démarrages à partir du réseau. Un peu à la manière d'Unix avec bootp. Effrayant de savoir que l'on doit se connecter chez M$ pour démarrer son PC.