Il n'y a pas que sur le web : n'importe quelle information diffusée (et on ne parle plus d'une discussion ou d'un débat verbal entre quatre murs) tombe sous la responsabilité de la personne qui permet sa diffusion, même les stupides publicités qui débordent de nos boîtes à lettres.
- C'est un éditeur ou l'imprimeur pour le papier (il y a eu dans les années 50-80 quelques cas de tracasseries policières voire de censure, ici en France.)
- C'est le webmaster ou l'hébergeur pour le web(les exemples se multiplient).
L'Université si elle imprimait ou diffusait sur le web les propos 'choquant' tenu lors du débat connaîtrait peut-être les mêmes problèmes. Hélas.
La France reste un pays potentiellement extrêmement répressif, même si pas le pire : les lois ont encore un fort potentiel de censure et de contrôle qui permetrait à l'autorité ou à la justice d'interdire un journal par exemple en interdisant juste sa mise en kioske (il peut-être vendu, mais pas exposé !), ou en poursuivant l'éditeur, voire l'imprimeur (faite le parallèle avec le web).
Le fait d'être diffusé via un média écrit ou électronique permet à la loi d'exiger des comptes. Mais les propos oraux peuvent aussi être poursuivis : incitation à la haine raciale, diffamation, etc. C'est juste que dans ce cas, il faut des témoins (y a pas de traces écrites).
On pourrait facilement, on devrait ? faire le rapprochement avec la LSQ votée il y a peu. Au nom d'une conception de la société bien seléctive on interdit ou on "bride" les possibilités d'expression ou d'existence des autres pensées possibles.
Ca part __ peut-être __ d'un bon sentiment, mais l'effet est dévastateur pour les libertés de tous niveaux (et je doute que cela empêche les véritables criminels de mener leurs petites affaires).
Enfin bon, je suis étranger en France (où je suis très bien) et je ne connais pas le détail de vos lois, mais il me semble que le problème n'est pas que les webmasters puissent être poursuivis, mais plus globalement que la liberté d'expression soit conditionnées à des restrictions légales (ou administratives?) qui ont été décidées sans consultation ou sans véritable réflexion. Des restrictions qui favorisent une conception de société au détriment de beaucoup d'autres, rien de plus.
C'est un débat de fond qui n'est sans doute pas prêt d'arriver.
Je me rend bien compte que ça laisserait la porte ouverture aux pires excès, mais où est la liberté d'expression si on ne peut librement exprimer que certaines idées ?
[-1] pour bavardage intempestif non rentable (c'est mon patron qui le dit)
[^] # hélas
Posté par David Bosman . En réponse à la dépêche La menace sur les forums continue.... Évalué à -1.
- C'est un éditeur ou l'imprimeur pour le papier (il y a eu dans les années 50-80 quelques cas de tracasseries policières voire de censure, ici en France.)
- C'est le webmaster ou l'hébergeur pour le web(les exemples se multiplient).
L'Université si elle imprimait ou diffusait sur le web les propos 'choquant' tenu lors du débat connaîtrait peut-être les mêmes problèmes. Hélas.
La France reste un pays potentiellement extrêmement répressif, même si pas le pire : les lois ont encore un fort potentiel de censure et de contrôle qui permetrait à l'autorité ou à la justice d'interdire un journal par exemple en interdisant juste sa mise en kioske (il peut-être vendu, mais pas exposé !), ou en poursuivant l'éditeur, voire l'imprimeur (faite le parallèle avec le web).
Le fait d'être diffusé via un média écrit ou électronique permet à la loi d'exiger des comptes. Mais les propos oraux peuvent aussi être poursuivis : incitation à la haine raciale, diffamation, etc. C'est juste que dans ce cas, il faut des témoins (y a pas de traces écrites).
On pourrait facilement, on devrait ? faire le rapprochement avec la LSQ votée il y a peu. Au nom d'une conception de la société bien seléctive on interdit ou on "bride" les possibilités d'expression ou d'existence des autres pensées possibles.
Ca part __ peut-être __ d'un bon sentiment, mais l'effet est dévastateur pour les libertés de tous niveaux (et je doute que cela empêche les véritables criminels de mener leurs petites affaires).
Enfin bon, je suis étranger en France (où je suis très bien) et je ne connais pas le détail de vos lois, mais il me semble que le problème n'est pas que les webmasters puissent être poursuivis, mais plus globalement que la liberté d'expression soit conditionnées à des restrictions légales (ou administratives?) qui ont été décidées sans consultation ou sans véritable réflexion. Des restrictions qui favorisent une conception de société au détriment de beaucoup d'autres, rien de plus.
C'est un débat de fond qui n'est sans doute pas prêt d'arriver.
Je me rend bien compte que ça laisserait la porte ouverture aux pires excès, mais où est la liberté d'expression si on ne peut librement exprimer que certaines idées ?
[-1] pour bavardage intempestif non rentable (c'est mon patron qui le dit)