• [^] # Re: Le grands capital vous ment!!!!

    Posté par (Mastodon) . En réponse à la dépêche GNU/Linux et économie solidaire. Évalué à 2.

    «Explique un peu pourquoi alors»

    Parce que le logiciel libre n'abolit pas la propriété, c'est tout. Que veux-tu que je te dise de plus. L'auteur d'un bout de code reste propriétaire de son bout de code.

    On peut penser que ça serait mieux sans notion de propriété, mais dans l'état actuel des choses elle est toujours présente.

    «puisqu'une fois distribué l'auteur d'un logiciel libre ne possède pas plus son logiciel que quelqu'un d'autre.»

    Si, simplement en le distribuant sous licence GPL il cède plus de droits qu'avec certaines licences, et moins de droits qu'avec d'autres, comme la licence BSD. (d'où le terme Copyleft: tous droits reversés)

    Il possède, entre autres, le droit de distribuer son code sous une autre licence non compatible avec la GPL, ou bien de ne plus distribuer son programme sous GPL (les versions précédentes restent sous GPL).

    «Supprimer la propriété ne veut pas dire que ça n'appartient à personne, mais que tout le monde peut s'en servir, comme si l'outil était le sien.»

    Ça c'est ta définition, qui n'est pas la définition commune, donc il fallait le préciser. Supprimer la propriété, pour moi, c'est supprimer la propriété, pas céder une grande partie de ses droits aux autres.


    «Et on peut vouloir faire du libre dans cette optique là aussi.»

    Le libre sans notion de propriété existe, ça s'appelle le domaine public. Mais sans notion de propriété, tu ne peux pas imposer de restriction comme le fait la GPL.

    Je suis bien conscient que RMS (et d'autres) pensent que les logiciels ne devraient pas avoir de propriétaires, mais en pratique l'efficacité de la GPL repose sur la notion de propriété, et ne la remet pas en cause. Le propriétaire d'un programme cède une partie de ses droits, mais pas celui de modifier la licence.