bon, tant pis, tout ce sujet est un énorme nid à troll, au point que je me demande ce qu'il fout sur LinuxFR, mais allons-y, pétons quand même un avis, et adieu à mes XP d'anonyme.
alors voyons voir, reparlons un peu d'Histoire, et notamment de l'histoire de la Russie, et de l'URSS.
contrairement à une idée très répandue, le communisme a bien été appliqué en Russie et en URSS. il y a eu une dérive totalitaire, certes, mais économiquement, il s'agissait bien d'un système communiste.
ce système communiste a tellement bien marché qu'il a eu deux conséquences:
1- en 1921, devant l'échec patent de son modèle, Vladimir Illych institue la NEP (Nova Economskayia Politika), qui est ni plus ni moins qu'un retour à l'économie de marché. La réussite est spectaculaire, car en 1924, le pays est sauvé, et en 1928 il est de retour au niveau d'avant-guerre. Lénine en tirera des conclusions, oubliées par la suite (il faut dire qu'il meurt en 1924). Le succès est tel, qu'il faudra une brutale répression de Staline en 1930 pour sauver le régime communiste d'une classe moyenne avide de liberté politique.
2- dans les années 60, Khroutchev, "jaloux" des Etats-Unis, lance un grand programme pour atteindre l'autonomie en nourriture, et pour que chaque soviétique ait un logement. L'échec est tel que finalement il est obligé d'acheter du blé aux Américains pour pouvoir nourrir la population. Quand aux logements, leur piètre qualité les fait tomber en ruine (pour avoir vu un logement soviétique de très près, je peux en témoigner).
Ajoutons à cela des constats concernant les autres pays communistes:
- La Chine, qui applique un modèle de communisme moins totalitaire, mais plus chinois, a dû, pour nourrir sa population, inventer le "communisme de marché", qui est en pratique un retour partiel au capitalisme.
- La corée du nord, elle, bénéficie de tous les maux: à la fois un régime totalitaire, et une interprétation particulièrement dure du communisme. Résultat: des dizaines de milliers de gens y meurent de faim chaque année.
- Je ne m'étendrait pas sur Cuba, ou le Viet-Nam.
A partir de là, on peut refaire l'Histoire, mais c'est du révisionnisme pur et simple. Et s'engager sur cette voie, ça conduit également à admettre que le fascisme (pas le nazisme, notez bien), est également une doctrine sociale (Mussolini était lui même un ancien communiste). Bref, s'engager sur des terrains mouvants.
A l'inverse, le capitalisme américain, a toujours subi des phases peu glorieuses (prohibition, monopoles privés semi-tyranniques, comme Bell-ATT ou IBM, etc.). Au moins n'a t il pas fait des millions de morts par la faim (j'ai dit que je laissais de côté le totalitarisme des régimes).
Il a été capable aussi de générer des périodes beaucoup plus saines, comme sous Roosevelt (Franklin, pas Théodore ;-)). Il est clair que l'avenir du capitalisme réside dans une régulation beaucoup plus ferme et plus musclée des grosses entreprises.
Le capitalisme européen a toujours été profondément différent de l'américain. Mais aujourd'hui il est en crise, car il ne produit plus assez de richesses, tout simplement. Parce que dans certains pays comme la France, on atteint des records en terme de... emplois vacants, parce que les gens ne veulent pas faire vendeuse, plombier, électricien, mécano. Parce que en Italie les femmes n'ont pas fait d'enfants il y a 20-30 ans. Parce que en Allemagne ils n'ont pas su gérer le brillant héritage du communisme (il faut dire que la RDA était spécialisé en industrie lourde, où les résultats du communisme étaient encore plus mauvais qu'ailleurs).
Maintenant Linux. Linux c'est autre chose. Linux est un logiciel informatique. Il ne ressort pas d'une activité industrielle ou manuelle, mais d'une activité purement intellectuelle. Linux démontre simplement, et avec juste raison, que si on pense à plusieurs, on est plus efficace que si on pense tout seul. Et il met en place un système adéquat de partage des connaissances, afin de se développer. Et ça marche. Tant que les connaissances qu'on propose de partager intéressent les gens, et ne leur coutent rien (ou peu).
Pendant quelques temps, j'ai fait de l'intégration. Et je peux vous dire que c'est MEGA-CHIANT, que ça prend beaucoup de temps et de compétences, et en plus que ça coute cher, parce qu'il faut plein de machines, etc. Et en plus, ça rapporte le plus souvent des emmerdes. Tout ça, c'est si on veut faire le boulot rapidement et efficacement. Et la rapidité, dans l'informatique, c'est important (Loi de Moore ?).
C'est d'ailleurs pour ça que Debian marche, mais est toujours un peu en retard par rapport aux autres (là, je vais me faire lyncher). Des bénévoles, aussi armés de bonne volonté qu'ils soient, n'ont souvent pas les moyens de faire ce boulot d'intégration vite et bien. Moyens techniques et temporels j'entends. Parce que les employés de RedHat peuvent passer tout leur temps à packager, tester, patcher les logiciels, et qu'ils disposent de fermes de compilation pour tester sur différentes architectures ou configuration. Regardez tous les patches qui proviennent d'employés de distributions, c'est énorme (pour ne pas parler d'Alan Cox, ou Marcelo Tosatti). Et ces sociétés sont encore bien loin des dérives d'autres sociétés (notamment celles basées dans l'Etat de Washington ;-)). De manière générale, il semble au contraire que de relativement petites sociétés s'insèrent très bien dans le contexte de l'Open Source, que ce soit pour le code (Trolltech), l'intégration (les distributions), ou le service (en France, Alcôve, etc.), et ce pour le plus grand bénéfice de tout le monde, et en particulier des utilisateurs. Le capitalisme permet, en injectant des capitaux, de pouvoir faire vivre des gens à travailler sur un projet pour tous.
Je repose donc ma question du début: Que fait donc un tel sujet à Troll, aussi mal posé, plein d'amalgames et de raccourcis, en première page de LinuxFR ?
[^] # Re: Le grands capital vous ment!!!!
Posté par anonyme512 . En réponse à la dépêche GNU/Linux et économie solidaire. Évalué à 10.
alors voyons voir, reparlons un peu d'Histoire, et notamment de l'histoire de la Russie, et de l'URSS.
contrairement à une idée très répandue, le communisme a bien été appliqué en Russie et en URSS. il y a eu une dérive totalitaire, certes, mais économiquement, il s'agissait bien d'un système communiste.
ce système communiste a tellement bien marché qu'il a eu deux conséquences:
1- en 1921, devant l'échec patent de son modèle, Vladimir Illych institue la NEP (Nova Economskayia Politika), qui est ni plus ni moins qu'un retour à l'économie de marché. La réussite est spectaculaire, car en 1924, le pays est sauvé, et en 1928 il est de retour au niveau d'avant-guerre. Lénine en tirera des conclusions, oubliées par la suite (il faut dire qu'il meurt en 1924). Le succès est tel, qu'il faudra une brutale répression de Staline en 1930 pour sauver le régime communiste d'une classe moyenne avide de liberté politique.
2- dans les années 60, Khroutchev, "jaloux" des Etats-Unis, lance un grand programme pour atteindre l'autonomie en nourriture, et pour que chaque soviétique ait un logement. L'échec est tel que finalement il est obligé d'acheter du blé aux Américains pour pouvoir nourrir la population. Quand aux logements, leur piètre qualité les fait tomber en ruine (pour avoir vu un logement soviétique de très près, je peux en témoigner).
Ajoutons à cela des constats concernant les autres pays communistes:
- La Chine, qui applique un modèle de communisme moins totalitaire, mais plus chinois, a dû, pour nourrir sa population, inventer le "communisme de marché", qui est en pratique un retour partiel au capitalisme.
- La corée du nord, elle, bénéficie de tous les maux: à la fois un régime totalitaire, et une interprétation particulièrement dure du communisme. Résultat: des dizaines de milliers de gens y meurent de faim chaque année.
- Je ne m'étendrait pas sur Cuba, ou le Viet-Nam.
A partir de là, on peut refaire l'Histoire, mais c'est du révisionnisme pur et simple. Et s'engager sur cette voie, ça conduit également à admettre que le fascisme (pas le nazisme, notez bien), est également une doctrine sociale (Mussolini était lui même un ancien communiste). Bref, s'engager sur des terrains mouvants.
A l'inverse, le capitalisme américain, a toujours subi des phases peu glorieuses (prohibition, monopoles privés semi-tyranniques, comme Bell-ATT ou IBM, etc.). Au moins n'a t il pas fait des millions de morts par la faim (j'ai dit que je laissais de côté le totalitarisme des régimes).
Il a été capable aussi de générer des périodes beaucoup plus saines, comme sous Roosevelt (Franklin, pas Théodore ;-)). Il est clair que l'avenir du capitalisme réside dans une régulation beaucoup plus ferme et plus musclée des grosses entreprises.
Le capitalisme européen a toujours été profondément différent de l'américain. Mais aujourd'hui il est en crise, car il ne produit plus assez de richesses, tout simplement. Parce que dans certains pays comme la France, on atteint des records en terme de... emplois vacants, parce que les gens ne veulent pas faire vendeuse, plombier, électricien, mécano. Parce que en Italie les femmes n'ont pas fait d'enfants il y a 20-30 ans. Parce que en Allemagne ils n'ont pas su gérer le brillant héritage du communisme (il faut dire que la RDA était spécialisé en industrie lourde, où les résultats du communisme étaient encore plus mauvais qu'ailleurs).
Maintenant Linux. Linux c'est autre chose. Linux est un logiciel informatique. Il ne ressort pas d'une activité industrielle ou manuelle, mais d'une activité purement intellectuelle. Linux démontre simplement, et avec juste raison, que si on pense à plusieurs, on est plus efficace que si on pense tout seul. Et il met en place un système adéquat de partage des connaissances, afin de se développer. Et ça marche. Tant que les connaissances qu'on propose de partager intéressent les gens, et ne leur coutent rien (ou peu).
Pendant quelques temps, j'ai fait de l'intégration. Et je peux vous dire que c'est MEGA-CHIANT, que ça prend beaucoup de temps et de compétences, et en plus que ça coute cher, parce qu'il faut plein de machines, etc. Et en plus, ça rapporte le plus souvent des emmerdes. Tout ça, c'est si on veut faire le boulot rapidement et efficacement. Et la rapidité, dans l'informatique, c'est important (Loi de Moore ?).
C'est d'ailleurs pour ça que Debian marche, mais est toujours un peu en retard par rapport aux autres (là, je vais me faire lyncher). Des bénévoles, aussi armés de bonne volonté qu'ils soient, n'ont souvent pas les moyens de faire ce boulot d'intégration vite et bien. Moyens techniques et temporels j'entends. Parce que les employés de RedHat peuvent passer tout leur temps à packager, tester, patcher les logiciels, et qu'ils disposent de fermes de compilation pour tester sur différentes architectures ou configuration. Regardez tous les patches qui proviennent d'employés de distributions, c'est énorme (pour ne pas parler d'Alan Cox, ou Marcelo Tosatti). Et ces sociétés sont encore bien loin des dérives d'autres sociétés (notamment celles basées dans l'Etat de Washington ;-)). De manière générale, il semble au contraire que de relativement petites sociétés s'insèrent très bien dans le contexte de l'Open Source, que ce soit pour le code (Trolltech), l'intégration (les distributions), ou le service (en France, Alcôve, etc.), et ce pour le plus grand bénéfice de tout le monde, et en particulier des utilisateurs. Le capitalisme permet, en injectant des capitaux, de pouvoir faire vivre des gens à travailler sur un projet pour tous.
Je repose donc ma question du début: Que fait donc un tel sujet à Troll, aussi mal posé, plein d'amalgames et de raccourcis, en première page de LinuxFR ?
Adieu mes XP.