• [^] # Re: valeur juridique

    Posté par . En réponse à la dépêche Taxe sur les disques durs. Évalué à 5.

    De toute façon, voter ne coûte pas grand chose...

    Sur vachealait.com, ils nous préparent des lettres types à envoyer à nos chers députés et ministres. Là, je prends l'imprimante, je signe en bas et j'envoie tout ça avec le papier à entête de la société.

    Ben oui, je vois pas pourquoi une entreprise utilisant des disques durs à vocation purement professionnelle paierait pour le déficit de Vivendi !

    Exemple : supposons que je souhaite héberger un ftp miroir de distribs linux. Il me faut en moyenne disons 2 Go par distrib (minimum car avec les iso, les sources...) soit 20Go pour les distribs les plus répandues. Et hop, 24 euros pour leur poche, alors qu'il s'agit de softs GPL ! Et si je veux faire des archives des données de la boîte, genre les docs, les mails, les images... je vais encore filer du fric à nos chers majors ?

    Un truc qui l'étonne, c'est que c'est sous un gouvernement dit "de gauche" que ce genre de loi est votée. Alors qu'il s'agirait de positions conservatrices : ils voudraient que nous en restions aux bons vieux vinyles parce que le CD, ça se pirate en numérique directement.

    Comment se peut-il que des grandes sociétés continuent à traiter leurs clients comme des voleurs ? D'où sortent-ils que ça peut accroître leurs ventes ?

    Bien sûr, il m'est arrivé de "pirater" des artistes, souvent parce que je trouve plus simple de gnuteller que de me déplacer ou de chercher le site qui va me proposer le single payant, ou parce que de toute façon, j'avais le disque en cd ou vinyle... Ou mieux encore : je découvre l'artiste par ses MP3 et je vais le voir en concert par la suite et croyez-moi, un type qui a du talent n'a rien à craindre des mp3. Ceux qui craignent réellement sont ceux qui n'ont pas le talent et pour qui un concert n'est pas possible ou pas rentable (héritiers des droits, distributeurs, industriels...)

    Je finirai en citant DVSM :
    LES REDEVANCES SUR LES SUPPORTS VIERGES SONT INACCEPTABLES
    Les redevances applicables depuis le début du mois de janvier sur les supports numériques vierges soulèvent la colère des professionnels et notamment des industriels du SIMAVELEC*, du SECIMAVI* comme du SNSE. Certes les taux particulièrement élevés sont combattus , tout comme le dispositif qui implique une application sans dicernement à tout utilisateur, même utilisant un support pour des contenus n'appartenant à aucun "ayant droit". Mais au delà de ces critères, la mesure qui vient d'être prise constitue une sorte de détournement tout à fait inaceptable dans un pays de droit du principe même du prélèvement obligatoire via redevance, puisqu'il s'agirait dans le cas présent de palier à un manque à gagner parfaitement privé, pour "compenser" une piraterie présumée, autrement dit, revenant à prélever dans la poche de tout utilisateur un peu d'argent pour combler les effets d'actes délictueux. (.../...)