Je te trouve assez méchant avec ce film. Dans l'invasion continuelle de sous-oeuvres américaines, ce film réussit à se démarquer en s'opposant à la masse débilisante d'oeuvres pour adolescents.
Donnie Darko est un adolescent mal dans sa peau, sous cachets et rencontrant régulièrement un psychatre. Il ne s'intègre pas dans ce monde de téléfilm américain. Il découvre en songe Frank, une sorte de lapin géant qui lui annonce la fin prochaine du monde.
Ce film utilise certains codes du film d'adolescents: le décor avec une banlieue résidentielle, l'univers du college, quelques excentricités dans certains plans et une bande sonore par des groupes populaires. Mais derrière Richard Kelly en profite pour stigmatiser une certaine forme de pensée américaine: le rejet de toutes personnes, cultures ou pensées ne suivent pas les normes américaines et la vision hollywodienne associée. Le réalisateur associe la difficulté d'insertion et le non-conformisme de donnie à un rejet de cette contre-culture que pronent certains prédicateurs publics (Patrick Swayze). Il tente d'arracher le masque des idées reçues et de montrer les réalités derrière la facade apparente de chacun.
Il est assez difficile de classifier ce film. Mais on retrouve facilement les inspirations: du David Lynch pour la construction, du Paul Thomas Anderson[1] pour la construction des caractères et du Darren Aronofsky[2] pour le traitement de l'image. Certes, dans la critique de la société américaine, ce film ne fait pas le poids en face de Storytelling (sorti récemment). Il se rapproche plus d'American Beauty. Il réussi surtout à nous tromper sur la qualité de la marchandise. L'aspect science-fiction n'est que le moteur visible, le film est plus un pamphlet contre l'intolérance et l'unicité de pensée d'une partie du peuple américain.
Ce film possède quelques faiblesses, par commencer par un scénario assez difficile à accepter. Mais il reste néanmoins un film à voir.
[1]: Réalisateur de Magnolia
[2]: Réalisateur de Requiem for a Dream
# Autre critique
Posté par Julien CARTIGNY . En réponse à la dépêche Donnie Darko. Évalué à 10.
Donnie Darko est un adolescent mal dans sa peau, sous cachets et rencontrant régulièrement un psychatre. Il ne s'intègre pas dans ce monde de téléfilm américain. Il découvre en songe Frank, une sorte de lapin géant qui lui annonce la fin prochaine du monde.
Ce film utilise certains codes du film d'adolescents: le décor avec une banlieue résidentielle, l'univers du college, quelques excentricités dans certains plans et une bande sonore par des groupes populaires. Mais derrière Richard Kelly en profite pour stigmatiser une certaine forme de pensée américaine: le rejet de toutes personnes, cultures ou pensées ne suivent pas les normes américaines et la vision hollywodienne associée. Le réalisateur associe la difficulté d'insertion et le non-conformisme de donnie à un rejet de cette contre-culture que pronent certains prédicateurs publics (Patrick Swayze). Il tente d'arracher le masque des idées reçues et de montrer les réalités derrière la facade apparente de chacun.
Il est assez difficile de classifier ce film. Mais on retrouve facilement les inspirations: du David Lynch pour la construction, du Paul Thomas Anderson[1] pour la construction des caractères et du Darren Aronofsky[2] pour le traitement de l'image. Certes, dans la critique de la société américaine, ce film ne fait pas le poids en face de Storytelling (sorti récemment). Il se rapproche plus d'American Beauty. Il réussi surtout à nous tromper sur la qualité de la marchandise. L'aspect science-fiction n'est que le moteur visible, le film est plus un pamphlet contre l'intolérance et l'unicité de pensée d'une partie du peuple américain.
Ce film possède quelques faiblesses, par commencer par un scénario assez difficile à accepter. Mais il reste néanmoins un film à voir.
[1]: Réalisateur de Magnolia
[2]: Réalisateur de Requiem for a Dream