Tu voles la propriete intellectuelle (...)
Quand a l'interet commun ben c'est justement le cas, l'interet commun c'est de ne pas laisser les gens s'approprier tes biens sans ton consentement, et en piratant tu violes cela.
Tu utilises un soft que j'ai ecrit sans mon consentement, tu me voles, point. Donc oui yeupou, tu es un voleur.
C'est cette vision des choses qui est très contestable. Si tu tiens à ne faire aucune différence entre propriété intellectuelle et propriété au sens premier (objets réels) il faut aller jusqu'au bout et ne pas prendre juste les avantages : si tu vends ton logiciel à une personne, c'est elle qui le possède désormais, et il ne t'appartient plus. A toi de voir si c'est une solution qui te convient. Si tu veux garder la propriété intellectuelle, tu es amené à vendre des copies, mais tu ne vends que des copies, la propriété intellectuelle n'est pas fournie avec.
Alors concernant la propriété intellectuelle, le droit d'auteur, c'est sur qu'ils doivent apporter :
- la reconnaissance que tu es l'auteur
- l'exclusivité du profit réalisé par des ventes d'exemplaires du logiciel
Un troisième point concernerait la légalité des copies. Les deux extremes sont les autoriser toutes, et les interdire toutes. La deuxième est abusive puisque c'est faire l'assimilation entre propriété intellectuelle et matérielle en prenant les avantages mais pas les inconvénients. La première n'est envisageable que si suffisamment de personnes achètent des originaux et permettent ainsi aux éditeurs d'en vivre. L'inconvénient est bien sur que c'est basé sur une certaine confiance, et qu'il n'y a pas de mécanisme concret qui l'assure. Néanmoins, on remarquera qu'aujourd'hui ça fonctionne comme ça et plutot bien dans les domaines du jeu vidéo et de la musique (cf les plus gros consommateurs de Napster qui étaient aussi les plus gros acheteurs, et j'ai bien l'impression qu'il en est de meme pour les jeux, j'ai pas de chiffre mais je l'ai toujours constaté chez ceux qui jouent beaucoup).
Maintenant il y a 2 types de voleurs:
- ceux qui volent par necessite (...)
- ceux qui volent par facilite et gout du luxe
Attention tout de meme à ne pas tomber dans les extremes du style "ils ont un toit et à bouffer, ils n'ont pas besoin de plus". C'est vite fait de considérer que l'art et les loisirs sont du luxe. Trouver la frontière n'est pas simple (d'autant que ça évolue: des nécessités d'aujourd'hui étaient du luxe par le passé), la seule limite vraiment concrete dans le cas qui nous intéresse, c'est : est-ce qu'il y aurait eu achat s'il n'y avait pas eu copie ? Evidemment, je dis que c'est concret parce que chacun sait ce qu'il en est, mais chacun peut aussi dire ce qu'il veut et mentir. Mais dès le départ c'était le cadre fixé : il n'y aurait pas eu achat. Et là tu peux très bien dire que tu ne le crois pas.
[^] # Re: mauvais calcul -> espece de pirate!
Posté par #3588 . En réponse à la dépêche Loki met bientôt la clef sous la porte. Évalué à 2.
Quand a l'interet commun ben c'est justement le cas, l'interet commun c'est de ne pas laisser les gens s'approprier tes biens sans ton consentement, et en piratant tu violes cela.
Tu utilises un soft que j'ai ecrit sans mon consentement, tu me voles, point. Donc oui yeupou, tu es un voleur.
C'est cette vision des choses qui est très contestable. Si tu tiens à ne faire aucune différence entre propriété intellectuelle et propriété au sens premier (objets réels) il faut aller jusqu'au bout et ne pas prendre juste les avantages : si tu vends ton logiciel à une personne, c'est elle qui le possède désormais, et il ne t'appartient plus. A toi de voir si c'est une solution qui te convient. Si tu veux garder la propriété intellectuelle, tu es amené à vendre des copies, mais tu ne vends que des copies, la propriété intellectuelle n'est pas fournie avec.
Alors concernant la propriété intellectuelle, le droit d'auteur, c'est sur qu'ils doivent apporter :
- la reconnaissance que tu es l'auteur
- l'exclusivité du profit réalisé par des ventes d'exemplaires du logiciel
Un troisième point concernerait la légalité des copies. Les deux extremes sont les autoriser toutes, et les interdire toutes. La deuxième est abusive puisque c'est faire l'assimilation entre propriété intellectuelle et matérielle en prenant les avantages mais pas les inconvénients. La première n'est envisageable que si suffisamment de personnes achètent des originaux et permettent ainsi aux éditeurs d'en vivre. L'inconvénient est bien sur que c'est basé sur une certaine confiance, et qu'il n'y a pas de mécanisme concret qui l'assure. Néanmoins, on remarquera qu'aujourd'hui ça fonctionne comme ça et plutot bien dans les domaines du jeu vidéo et de la musique (cf les plus gros consommateurs de Napster qui étaient aussi les plus gros acheteurs, et j'ai bien l'impression qu'il en est de meme pour les jeux, j'ai pas de chiffre mais je l'ai toujours constaté chez ceux qui jouent beaucoup).
Maintenant il y a 2 types de voleurs:
- ceux qui volent par necessite (...)
- ceux qui volent par facilite et gout du luxe
Attention tout de meme à ne pas tomber dans les extremes du style "ils ont un toit et à bouffer, ils n'ont pas besoin de plus". C'est vite fait de considérer que l'art et les loisirs sont du luxe. Trouver la frontière n'est pas simple (d'autant que ça évolue: des nécessités d'aujourd'hui étaient du luxe par le passé), la seule limite vraiment concrete dans le cas qui nous intéresse, c'est : est-ce qu'il y aurait eu achat s'il n'y avait pas eu copie ? Evidemment, je dis que c'est concret parce que chacun sait ce qu'il en est, mais chacun peut aussi dire ce qu'il veut et mentir. Mais dès le départ c'était le cadre fixé : il n'y aurait pas eu achat. Et là tu peux très bien dire que tu ne le crois pas.